Semé d’embûches

(Article initialement publié en mars 2012)

Après un week-end placé sous le signe de la grippe, mon corps brisé et courbatu se remet doucement, sous ce beau soleil.

Le brouillard quitte lentement mon cerveau et me laisse tout loisir de cogiter, déprimer. La léthargie familiale contribue à cette morosité. Oui, mes petits sont toujours bien faibles et malades.

Mais au fil des heures, je reprenais goût à m’occuper de la Hutte, à rire et jouer avec les enfants.

Seulement, il devait être écrit que la bonne humeur n’est plus trop la bienvenue ici…

Un coup de fil m’a replongée dans mon tourbillon d’idées noires.
La psychiatre de l’hôpital nous a appelés aujourd’hui, inquiète de l’état inhibé et dépressif de Perle. Nous a demandé notre accord pour débuter un traitement anxiolytique.

Je n’ai qu’une hâte, avoir ma Perle au téléphone ce soir, pour entendre sa voix, sentir son moral, creuser au fond des choses, la supplier de réagir à leurs propositions. Je sais ce comportement réservé et inhibé familier de ma Puce. Rajoutons à ça le contre-coup de son hospitalisation et il était quasi certain que notre fille allait plonger dans le cafard.

Comme j’aimerais être avec elle pour la stimuler, l’encourager à participer aux activités, leur montrer qu’elle n’est pas dans un état de dépression avancée, mais bien dans un abattement dû à l’éloignement….

Comme elle me manque, comme je respire mal sans elle, sans sa voix et son rire. 

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