Juste du lait.

(Article initialement publié en avril 2012)

Depuis quelques temps, je ronge mon frein, en entendant des réflexions erronées, biaisées, de parti pris, sur l’allaitement maternel au sein.

Alors, plutôt que de m’en énerver seule, je fais un billet…ca peut toujours servir…

Comme je l’ai déjà dit, je suis pro-allaitement long, à tendance extrémiste, je l’avoue. Cette prise de position vient de mon vécu de Maman, frustrée et déçue de n’avoir pas su mettre mes boules Quiès à la naissance de mes deux filles ainées et d’avoir allaiter au biberon, faute d’informations.

Et de mon vécu de maman allaitante au sein pour mes trois autres enfants, avec un super méga sioupère allaitement long pour mon dernier. Que je regretterai toute ma vie d’avoir sevré à 28 mois. (peut-être pour ça que je suis extrêmiste, hein…)

Mais, hors mes convictions personnelles, il y a des fausses vérités, des ramassis de « on-dit », posés sur l’allaitement au sein, qui me tordent le coeur.

L’allaitement au sein asservit la Mère, qui devient esclave de son enfant.

Amalgame !!

Oui, l’allaitement au sein est recommandé à la demande, c’est-à-dire dès que l’enfant en manifeste le besoin (nutritif), l’envie (le contact, l’apaisement..), la nécessité (calmant – pour les dents, la peur, les bobos divers…).

Mais non, il n’asservit pas. Certaines mères, dépassées par le besoin intense de contact de leur enfant, accusent l’allaitement à la demande.

Durant 28 mois, j’ai allaité un B.A.B.I (bébé aux besoins intenses) puis un E.A.B.I. (enfant aux besoins intenses).

Oui, mon enfant me sollicitait nuit et jour, pour des multiples tétées, la première année, j’ai pu ainsi l’allaiter jusqu’à plus de 3f/heure (ce qui amène à plus de 70 tétées sur 24 h !). Mais son fort besoin de contact aurait été le même si je l’avais allaité au biberon ! J’ai seulement choisi de combler ce besoin par des tétées.

Mes deux filles allaitées, enfants sereines et « pépères » n’ont pas réclamé ce contact constant : dès la maternité, elles se sont régulées, faisant des nuits de plus en plus longues, n’ayant jamais besoin de mon sein pour s’endormir. Mon lait n’avait alors qu’une fonction nutritive, comme un biberon !

Et que ce soit pour l’allaitement (au sein ou au biberon), dans l’éducation et la communication avec notre enfant, si nous ressentons un asservissement, une dictature, il faut réagir. Comment apaiser au mieux notre enfant, si nous-mêmes sommes perturbées, fatiguées, contraintes ?

Si proposer le sein à l’enfant dès qu’il le réclame, pour tétouiller, s’occuper, s’endormir, nous dérange…pourquoi le faire ?
Personnellement, même si j’ai connu beaucoup de moments de fatigue, j’ai toujours accepté les demandes répétées de Fiston. J’étais claire avec moi-même. C’était mon choix.

D’ailleurs, alors que cela fait presque un an que Fiston est sevré, il est encore et toujours dans ce schéma d’exclusivité, ne réussit à dormir qu’avec moi, passe ses journées à me solliciter.

Et je fréquente nombre de mères allaitantes au sein qui n’ont jamais ressenti, ou qui ont fermement refusé cette relation exclusive. Pour ces mères, allaiter au sein, est uniquement nourrir leur petit avec le lait le meilleur au monde pour lui. Et Basta !

Pourquoi toujours jeter la faute à l’allaitement au sein, quand la relation mère-bébé (ou parent-bébé) est difficile ?

L’allaitement au sein exclut le Père.

Et pourquoi donc ? La relation parent-bébé est-elle exclusivement axée autour de l’alimentation ? J’ai allaité mes trois derniers enfants, et je peux dire, sans complexe, que mon conjoint a créé un lien plus que fort avec ces enfants-là, par rapport aux deux aînées (que je me suis légèrement appropriées, j’avoue).

L’allaitement au sein à la demande, long, est juste une marotte des néo-hippies et autres bobos-écolos.

Si l’OMS recommande l’allaitement exclusif jusqu’aux 6 mois de l’enfant et un allaitement en mixte (alimentation dite solide et lait maternel) jusqu’à deux ans, ce n’est pas pour rien. Et non, l’OMS ne s’occupe pas uniquement des petits africains sous-nourris.

Le lait humain est le seul prévu pour un petit d’humain ! Il s’adapte à la minute près aux besoins de l’enfant, lui apporte des anti-corps, favorise la croissance harmonieuse des muscles et du cerveau (alors que les Préparations Artificielles apportent de la matière grasse en quantité importante). Très digeste, rapidement assimilé, le lait humain évite à l’enfant nombre de coliques douloureuses et fatigantes.

L’allaitement au sein permet au cerveau de la mère de sécreter des endorphines, hormones du bonheur, qui favorisent son endormissement, apaisent son baby-blues, lui permettent de créer un lien serein avec son enfant. Bien entendu, l’allaitement n’est pas magique, et cela n’est pas toujours rose !

Par contre, j’admets que l’allaitement exclusif jusqu’aux 6 mois de l’enfant est actuellement controversé. En effet, il semblerait que débuter une alimentation solide entre 4 et 6 mois diminue les risques d’allergies alimentaires.
Mais je suis assez sceptique sur ces études, car lors d’un allaitement maternel exclusif, l’enfant est en contact avec tous les aliments ingérés par sa mère. C’est d’ailleurs ainsi, souvent, que l’on peut découvrir une Allergie (ou Intolérance) aux Protéines de Lait de Vache (APLV ou IPLV). Dans ce cas, seule la mère fera une éviction stricte des PLV. Alors qu’en allaitant au biberon, il faudra donner à l’enfant une préparation à base de lait végétal (riz, soja, etc…) qui sera plus qu’insuffisante et voire dangereuse pour l’enfant.

Pour résumer mes propos, certainement confus, je voudrais seulement rappeler une chose : l’allaitement au sein est juste du Lait !

Certes le seul adapté aux petits d’homme, comme le lait de vache est adapté aux petits veaux, le lait félin adapté  aux petits chatons, etc….
Et qu’il n’est certainement pas la cause de tout ce que les « anti-allaitement au sein » peuvent lui reprocher.

Mais, et j’insiste fortement (je ne voudrais pas que ce billet soit sujet à polémiques, débats stériles et prises de tête) :

CE BILLET NE REFLETE QUE MON AVIS PERSONNEL !

Publicités

2 réflexions sur “Juste du lait.

  1. Bonjour, très interessant cet article!!
    Je rajoute toutefois qu’il existe des laits spéciaux pour bébé à base de lait de riz ou de soja pour bébé I/APLV, pas du tout dangereux pour eux puisqu’adaptés aux besoins de bébé, et aussi des laits à base d’acides aminées ne contenant donc aucun PLV.
    Voila c’est tout
    🙂

    • Bonjour 🙂
      Merci de votre intervention !
      J’ai eu la chance de n’avoir aucun enfant intolérant ou allergique, et ai donc pu allègrement déguster fromages et produits laitiers lors de mes allaitements. Après, pour côtoyer quelques familles dont certains membres sont I/APLV, je sais comme les « laits » de substitution, ou comme les produits élaborés (crème d’amande, crème de riz, etc..) peuvent pallier parfois.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s