La passion des mots

J’aime écrire. Depuis toujours. Petite, j’inventais des histoires, très vite, j’ai composé mes premiers poèmes, et rien ne me mettait plus en joie que d’avoir un sujet de rédaction comme devoir. Je me souviens encore la fierté ressentie quand mon professeur de français, en sixième, me complimentait sur mes rédactions, ou quand il m’encourageait à intégrer l’atelier d’écriture, malgré ma phobie sociale.

Depuis, j’en ai rempli des cahiers, des carnets, des pages de traitement de textes. J’ai toujours un petit carnet, partout où je suis. Il y a celui bon marché, mini format, bien tapi dans mon sac à main. J’y écris souvent des mots anodins, comme un rendez-vous à retenir ou la liste des courses, mais aussi des pensées jetées lors de mes fréquentes attentes de maman-taxi.

Il y a les multi-tâches, cahiers de brouillons récupérés en fin d’année, assemblage de feuilles solitaires, où je note tout et n’importe quoi, des cours à donner à Perle, aux gribouillages esquissés à chaque conversation téléphonique.

Il y a aussi mes anciens carnets de réunions, que je relis parfois, attendrie au détour d’une page, nostalgique de mon métier, où je pouvais tant satisfaire mon besoin de rédiger, analyser, expliquer.

Il y a celui, plus épais, plus précieux, relié, offert par une chère amie il y a quelques années, qui est caché, protégé, dans un tiroir de ma table de nuit, qui elle-même m’a été donnée par mon Papa, lui qui m’avait offert mon premier carnet (j’ai toujours ce carnet, plein de poèmes et de citations, notés de mon écriture enfantine, décoloré, manipulé, tant chéri).

Sur ces pages ont défilé mes angoisses et mes doutes, mes réflexions et mes décisions. Un carnet qui ne garde pas de traces, où chaque page remplie est éliminée, détruite, pour que cet espace ne soit pas violé.

Et depuis quelques mois, ma passion des mots connaît un nouvel élan, au fil de mes découvertes sur la Toile, de mon envie d’apprendre, de m’appliquer, de me concentrer, de me plonger dans une bulle.

Hand-Lettering, fausse calligraphie, ChalkArt … Tous ces mots pour exprimer le léger et le profond, le futile et le grave, mis en scène, colorisé, disposé, appliqué.

L’effet de mode me direz-vous, tellement se sont essayés à cette discipline depuis quelques années. On en voit fleurir partout, sur Pinterest ou Instagram, des blogs dédiés aux livres en tout genre explosent dans toutes les langues.

Mais passé l’effet de découverte, le plaisir m’est resté, et de nouveaux outils ont pris place sur mon bureau. Un beau et grand carnet à dessins, des palettes de toutes les couleurs, des feutres et des stylos dédiés à cet art, rien ne m’enchante plus que de disposer tout mon matériel et de me pencher sur la feuille blanche.

Le temps me manque, hélas, pour réaliser les nombreux projets que j’ai en tête, mais parfois, j’oublie l’heure, j’oublie le monde et je plonge avec délices dans les pleins et les déliés de mes lignes d’écriture.

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L’ado et son (non)sens de la mode

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Vis ma Vie de Parent d’Ado !

Chose promise, chose due !

Après vous avoir décrit le phénomène paranormal de possession que subit un adolescent, je vais aujourd’hui tenter d’expliquer un autre phénomène qui survient à l’adolescence, leur changement d’apparence et leur goût de chiottes (ouais j’suis vulgaire si je veux).

Phénomène qui s’est déjà opéré dans la petite enfance de votre rejeton.
Mais, par ruse et donc par excès de mignonnitude, votre héritier aura peut-être réussi à vous le dissimuler.

Alors, si j’vous parle de son attirance immodérée pour des super-héros, des princesses pailletées et des héroïnes à tête de chat asiatique, ça vous revient ??

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Ouais, voilà… Il vous a eu en beauté, le fourbe petit être. Il vous a embobiné à coup de regards de chat potté, usant à outrance de votre faiblesse toute parentale.
Et vous voilà maintenant face à un grand dadais, tout en poils et en boutons qui arbore insolemment une tenue d’apparat digne du festival des Horreurs.

Ce goût vestimentaire immonde est apparu insidieusement. Comme tous les teen-agers, souvent à l’occasion de l’entrée au Collège, votre cher petit a discrètement opéré un changement de look.

Pour les garçons, apparaissent des jeans de plus en plus larges (ou beaucoup trop serrés) avec caleçon apparent. Leurs choix se fixent dorénavant sur quelques « grands noms » de la mode actuelle, et les petits polos à col relevé de toutes les couleurs emplissent maintenant votre bac à linge.
Je n’aborderai pas le clan des « rebelles », qui arborent pour qui des T-Shirts propagande, pour d’autres des accessoires à l’effigie de leur skateur préféré, m’y connaissant hélas que dalle).

Côté capillaire aussi, ça bouge !
D’une coiffure basique (un coup de tondeuse toutes les 3 semaines et basta), il faut maintenant compter avec la séance bi-mensuelle chez le coiffeur, entre coupe travaillée à coups de zébras tondus, voir autres dessins compliqués et mèche ultra sophistiquée, repoussée sans cesse d’un geste sensé être désinvolte.
Reconnaissons à la mèche l’utilité de cacher la dizaine de boutons suintant qui ornent le front de votre petitout.

Côté fille, nous noterons un raccourcissement des t-shirts, qui se nomment désormais « tops », et qui ont tout l’air d’avoir subi un cycle trop long au sèche-linge tellement ils collent au corps juvénile de votre petite.
Quant aux pantalons, n’en parlons pas !
Ou bien, si justement parlons en !
Avant un jean’s, c’était un jean’s hein !
A la rigueur pouvions-nous hésiter entre un brut et un délavé.
Maintenant, je me perds entre les boot-cut, les droits, les slim, les extra-slims, les skinny et les super-skinny ! Rajoutez à ça une multitude de chaussures différentes, mais toutes à haut talons perchés, vous pouvez dès lors imaginer le tableau : une minette coincée dans un t-shirt taille 4 ans, moulée dans un jean semblé cousu sur peau, et titubant sur des échasses hors de prix. A 14 ans…

Côté chevelure, nos adolescentes ne sont pas en reste et différentes écoles mènent campagne dans leurs rangs : chevelure longue et lisse (compter donc une occupation salle de bain–esque de 2 heures chaque matin, fer à lisser au travail) ou bien chevelure courte et travaillée à grand renfort de gels, mousses coiffantes et autre gélatine hors de prix (comptez également un taux d’occupation salle de bain-esque hors compétition), ou bien encore, la chevelure teinte, reteinte, complètement déteinte d’ailleurs, qui vous vaudra multitude de samedis après-midi chez le dernier coiffeur à la mode.

Pour nos chères demoiselles, un seul mot compte : être SWAG* ! Il leur est donc absolument vital d’enrichir très régulièrement leur collection de vernis à ongles, mascaras, fond de teint, ombre à paupières et autres gloss qui font la bouche cul-de-poule. Avec votre Carte Bleue, bien entendu.

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Voilà, voilà… Vous pouvez donc tirer un trait sur les petites robes à smocks, les marinières Petit Canot ou la dernière collection de chez Vert Canasson ….

Et voir défiler dans votre demeure, se ruant dans l’antre de votre petit chéri, paquets de chips et autres Oréo sous le bras, une horde de minets muant ou d’écervelées gloussantes (que j’appelle communément mini-poufettes).

Enfin, tout ce que je décris là, c’est bien entendu chez les autres que ça se passe, hein, on est d’accord ! Mes adolescentes à moi sont évidemment toujours vêtues de blanc et de rose, volants à dentelles et petites ballerines**.
Ahum….

* le terme SWAG désigne toute apparence créant des gloussements hystériques et/ou agitation frénétique. Ex : « Whaouh !!! Justin, il a trop le SWAAAAAAAAAG !!!! »
** Je suis bien piètre menteuse, hein… Mais ce billet n’est que parodie et exagération dans le but d’amener chez mon lecteur un fou-rire inextinguible ! Bon, un éclat de rire alors ? Non ? Bon un sourire peut-être ? Une risette ? Un rictus ?? Un haussement de sourcils ? Voilà, super !
Merci, Lecteur chéri:)

Vous ai-je déjà souhaité bon courage, hé hé ?
A bientôt, pour découvrir les phobies de nos ados !

Reprise

Bientôt 6 mois que je n’avais pas mis les pieds à la salle de sport.

Ce n’est pas l’envie qui me manquait pourtant.

Mais toujours une bonne (fausse) excuse, un imprévu, trop de fatigue..J’étais clairement atteinte de flemmingite aiguë, y a pas d’autre mot pour décrire mon état végétatif.

Mais, il y a quelques temps, ma petite sœur chérie m’a fait une proposition touchante, incroyable et tellement géniale : être sa témoin de mariage l’été prochain ! Gniiiiii !! Mon bébé va se marier ! (oui, c’est mon bébé, ma toute petite sœur, ma jumelle, je l’aime quoi !)

Et je ne pouvais décemment accepter cette responsabilité sans fournir un effort pour mon rôle du mieux que je peux.

Ces efforts passeront par le sport ou ne seront pas.

Ouhhh, c'est lourd !

Ouhhh, c’est lourd !

En effet, hors de question pour moi d’apparaître flasque et mollasse en ce jour de célébration. Bien qu’acceptant de mieux en mieux mes formes généreuses, je n’aime pas du tout mon corps, ni ses dizaines de kilos en trop. Point.

Aussi, depuis quelques semaines, j’ai repris le contrôle de mon alimentation, sans faire un régime loin de là, mais en me nourrissant beaucoup plus sainement (voir mon article sur ce changement).

Mais la blessure à ma cheville, dont je ne me remets à peine, m’a contrainte à abandonner l’idée d’aller courir ce printemps et j’ai dû arrêter totalement mes cours de Zumba et de musculation.

Mais n’était-ce que de fausses excuses, des alibis biscornus pour éviter la suée ? Je le pense.

Car ce matin, avec deux amies complices, j’ai repris le chemin de la salle de sport. Et deux heures après, ma cheville ne bronchait toujours pas ! Ni mes muscles d’ailleurs, trop heureux certainement d’enfin retrouver une mobilité et une utilité !

Me voici donc cet après-midi détendue et béate (ok, l’apéro post-muscul’ y est sans doute pour beaucoup ^^).

Alors c’est décidé je m’y remets ! Et j’espère bientôt pouvoir reprendre le runing !

Je vous invite à me botter sérieusement le fessier si je n’en parle plus, ici ou sur la Fanpage 🙂

Et vous, quel sport pratiquez-vous ? En intensif ou par loisir ?

Je suis craquante, je sais :)

Je suis craquante, je sais 🙂

A bientôt, pour de nouvelles aventures sportives !

De l’amour, gros comme un stade de foot !

Vous ai-je dit que Championne a fêté ses 10 ans dimanche ? Ha ha, oui pardon, je vous ai même certainement saoulés avec cet anniversaire, hein !

Mais je ne sais pas pourquoi, les 10 ans de mes filles ont une saveur particulière, une symbolique forte.
La dizaine tout rond. Les âges à deux chiffres, ça fait beaucoup. On tourne la page de l’enfance, quelque part, car on sait que les années à venir seront rythmées par des apprentissages et des expériences de « grande ». Les années collège profilent leur nez. Dans un an et quelques, Championne franchira le portail gris, saluera le pion à l’accueil, rejoindrai sa bande en me jetant un bisou dans le vent.
Dans un an, c’est tellement proche. Tellement là.

Alors oui, pour elle comme pour ses aînées, cet anniversaire est très important. En tous cas pour moi.

Aussi, cela fait plusieurs longues semaines que nous préparions l’anniversaire de Championne.

Déjà, dans la recherche du cadeau idéal. Si j’avais écouté ma fille, nous lui aurions offert des jeux vidéos (et les consoles de jeu qui vont bien, aussi!). Un stade de foot. Des crampons hors de prix. Une tablette numérique. Ou un ordinateur.

Que des choses tout à fait inappropriées pour une petite jeune fille de 10 ans.

Enfin, surtout pour cette jeune fille. Brouillonne et négligée à souhait, elle aurait rayé, abîmé les jeux. Enrayé, laissé traîner les consoles et autres outils numériques.
Le stade de foot, euh…nous dirons que nous n’avons pas réussi à négocier le stade de Gerland hé hé….
Quant aux crampons, à la vitesse où ses pieds se déploient, hors de question de vider mon porte-monnaie pour une paire de chaussures.

Mais bon, ce cadeau, il nous le fallait bien.
Et il y a quelques semaines, au hasard de mon fil d’actualités FB, j’apprends que l’équipe chérie chouchou préférée de Championne tiendra une après-midi dédicace sur Lyon.

Voilà une bonne idée !

Mais Lyon, quoi…Pour moi, la phobique de la route et de la Grand’Ville, cette excursion est inenvisageable. Mais heureusement, l’oncle et la tante de Championne se proposent gentiment d’aller récupérer les dédicaces pour moi. Youhou !! Joie et paillettes dans mon cœur !!

Tadaaam !! L’équipe s’est gentiment prêtée au jeu de la dédicace personnalisée pour ma fille !

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J’aimerais vous raconter les étoiles dans ses yeux lorsque, Dimanche, elle a découvert ces dédicaces. Réservée et pudique (enfin, en « société », hein ), notre mini-bulldozer a attendu son retour à la maison pour les contempler, s’en repaître et s’en réjouir. Avec quelle impatience elle attendait le lendemain pour raconter à ses copains !

Bref, revenons un peu en arrière. Nous étions donc assurés d’un chouette présent pour la puce. Mais nous avons complété ces dédicaces avec quelques accessoires siglés au nom du Club. Un sac pour ses entraînements, un T-Shirt, un ballon.

Et Monsieur Mon Mari a eu une belle idée aussi, en leur réservant des places pour un match samedi soir. Championne jouait toute la journée avec son équipe dans la région lyonnaise et le soir, au lieu de rentrer à la maison, son papa l’a emmenée soutenir notre chère équipe régionale ! La surprise fut totale pour ma puce, qui même à 2h du matin, après cette journée marathon affichait un sourire jusqu’aux oreilles !

Et la fête ? Il fallait une fête pour célébrer cette dizaine toute belle !
Aussi, en concertation avec la famille, nous avons organisé Dimanche un repas familial, couplant l’anniversaire de Championne et de son petit cousin de 2 ans.

Et, moi la quiche en cuisine, la pataude et maladroite, j’ai décidé de réaliser un gâteau pour ma fille.
Alors, la veille, pendant que Championne tapait dans le ballon, j’ai touillé, malaxé, mélangé. Cuit, découpé et fourré. Étalé, décoré et caché !

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Et le dimanche, toute la famille s’est rassemblée autour des deux héros du jour, dans la bonne humeur et l’amour.
Du rire, du soleil et des apéros ! Des câlins, des parties de foot endiablées et des brochettes !
Des vœux, de l’amour et du champagne !

Une journée toute simple, comme on les aime.

Pour célébrer dans la tendresse la plus jolie des footballeuses, la plus terrible des fillettes.

Joyeux Anniversaire mon Amour !

Vis ma vie de parent d’ado #Sortie « soldes » part.2

Vous voici arrivés devant l’antre du Diable, l’île de la Tentation version modesque, je veux bien sûr parler du Centre Commercial.

Toujours accompagnée de sa bande, votre ado chéri(e) n’en peut plus de trépigner d’impatience à l’idée de farfouiller parmi les étalages, limite vous vous croyez dans l’émission de télé « Nouveau look pour une nouvelle vie », tellement les voix mutantes montent dans les aigus et s’enthousiasment, en bavant sur les devantures de magasin.

A ce moment-là, deux choix s’offrent à vous.

Soit vous libérez la horde et la laissez gérer, moyennant un budget défini, son shopping frénétique sans la présence maternelle et vous pouvez vous-même déambuler sereinement dans vos boutiques préférées [ouais, ne mentez pas, hein, je l’ai bien vu, votre pupille se dilater devant le petit top trop tendance à -30%, là!!].

Soit vous préférez accompagner votre ado et ses amis pour pouvoir éviter les achats compulsifs et inutiles comme une hideuse ceinture cloutée ou des chaussures à plateformes vif argent.

Votre cœur balance ? Vous hésitez ?

Allez, j’suis sympa, voici un petit aperçu in vivo de ces deux situations. Vous ne pourrez pas dire que je vous ai pas prévenu, hein !

**********************

Situation 1 : Chacun sa route, chacun son chemin…

Entre votre ado et vous la confiance règne, le dialogue est le maître-mot de vos relations. Aussi, vous n’hésitez pas une seconde et tendez à votre cher enfant une (petite) liasse de billets, synchronisez vos portables et le laissez explorer le centre commercial sans votre (bienveillante) compagnie. [En clair, il vous a sèchement demandé : « nan, mais c’est bon, quoi, Mam’s, tu vas pas venir avec nous !! C’est trop la honte de se trimbaler sa reum, là ! Sérieux, j’ai plus 8 ans! »]

Vous le regardez donc partir en remontant son baggy (ou extirpant d’un doigt délicat (et atrocement verni) la ficelle de son string de son entre-fessier, si c’est un spécimen féminin), bras dessus-bras dessous avec son BFF, prêts à conquérir l’Univers ou tout du moins, la boutique du coin.

Libérée !! Délivrée !! [Ah ah, ça vous dit quelque chose hein ? Bah voilà, vous l’avez dans la tête pour la journée, hé hé ! Ne me remerciez pas!]

A vous les tops à -50%, la paire de sneakers repérée la semaine dernière et la pause café-croissant-facebook en attendant le retour de la troupe.

Aahh, vous êtes détendue, vous vous sentez bien !

Vous vous félicitez, vous vous trouvez « trop top » comme dira l’ado : passer pour la mère « trop cool » devant les potes, prouver à votre enfant chéri à quel point vous avez confiance en lui/elle et cherry on the cake, dénicher le dernier sac de la célèbre marque espagnole que vous convoitiez depuis 6 mois (entre nous, c’est quoi ces goûts de chiottes, hein…Franchement, plus bariolé, tu meurs!)

Bon, votre café siroté jusqu’à la dernière goutte, vous commencez à trouver le temps long.

Il est 16h27 et l’Ado devrait vous avoir rejoint depuis bien douze minutes au moins…

Non, non vous ne stressez pas, la confiance, le dialogue, tout ça quoi…[Arrêtez de regarder votre portable ! Posez-le…Là…Respirez profondément…]

Prenez un air serein..et lancez votre regard infrarouge dans la foule pour tenter d’apercevoir votre ado..

Rien ? Sûr ? Nan, on ne va pas s’inquiéter. Tss, tss, pas notre genre..

Votre portable est bien allumé ? Y a du réseau ? Nan mais on sait jamais hein…L’Ado a certainement tenté de vous avertir de son retard, vous n’avez pas reçu son SMS encore, c’est sûrement ça.

16h28 : Toujours pas d’ado en vue et votre portable n’a jamais été aussi silencieux.

16h29 : Dans une minute, il aura ¼ d’heure de retard, vous commencez à sentir la parano inonder vos veines (Rapt ? Accident ? Malaise ? Qui sait ce que votre enfant subit à cet instant!).

16h30 : Vous n’y tenez plus et envoyez un texto inquiet à la chair de votre chair. « Mon bichon/Ma chouchoune tout va bien ? »

16h30 et 35 secondes : aucune réponse…Votre cœur ne tiendra pas le choc. Vous commencez à rassembler vos affaires pour aller trouver une vendeuse, un vigile, un CRS, quelqu’un pour porter secours à votre petit !

Lorsque vous apercevez, au loin, derrière deux vieilles mamies traînant leur cabas, un éclair de cheveux blonds que vous reconnaîtrez entre mille. Vous tendez l’oreille et, malgré le brouhaha ambiant des jingles pub et des conversations mêlées, vous percevez un rire gloussant, une voix de crécelle qui finit dans les graves : la douce mélodie de la voix de votre petit !

Vos doigts se décrispent, votre cœur ralentit ses battements sporadiques et le sang reprend son circuit habituel dans vos veines.

Leur enthousiasme à vous retrouver fait plaisir à voir, ils n’ont jamais marché aussi lentement. Traînant la patte, accrochés à leur portable, suspendus au bras de l’autre, la bande d’ados gloussant vous rejoint enfin.

Surchargés de sacs siglés du nom des boutiques les plus chérots du Centre Commercial. Répandant sur leur passage une odeur sucrée (sûrement qu’un kilo de bonbons a été engouffré) et divers effluves bien entêtants (tiens, z’ont dû essayer tous les parfums et autres déos qu’ils ont croisé en chemin).

Vous hoquetez en découvrant les motifs bariolés et les matières synthétiques qui s’échappent de chaque pochette.

Votre écoeurement atteint son apogée lorsque vous découvrez aux pieds de votre fille chérie des plateformes monstueuses, vif argent, qui semblent clignoter à chacun de ses pas mal assurés (tu m’étonnes, avec 15 cm de hauteur, faut limite des béquilles pour marcher!)

Et tout le bénéfice de votre après-midi s’évanouit en fumée lorsque votre ado lâche ses emplettes à vos pieds, et vous assène : « On a faim. Mam’s, j’ai dit aux potes que tu nous paierais Macrado ! »

Z’auriez mieux fait de les accompagner, hein…

La suite…bientôt ! 

Vous ai-je souhaité bon courage hé hé ?