Et alors ?

Il est 12h21 (précises) au moment où je débute la rédaction de ce billet. Nous sommes un Mercredi, toute la Tribu est à la maison.

Confortablement installée sur ma terrasse ensoleillée, un bon café et mon ordi devant moi,  je regarde une partie de la Tribu s’ébattre dans notre toute nouvelle piscine.

Et alors ? 

Et alors quoi !

Non, ils n’ont pas encore mangé, d’ailleurs je ne sais même pas ce que je vais leur préparer. Et alors ? Il fait beau, il fait chaud, aucun d’entre eux ne montre signe de faim, trop occupés à rire et faire les dauphins.

Et alors quoi !

Non, je n’ai pas rangé les 3 panières de linge propre qui s’entassent dans mon salon. Et alors ? Je préfère déguster mon café avant qu’il ne refroidisse. Fini le temps où je me souvenais, trop tard, qu’une tasse m’attendait dans le micro-ondes.

Et alors quoi !

Non, je n’ai pas rangé la paperasse qui s’accumule depuis des lustres. Qui s’envole régulièrement chaque fois qu’un courant d’air traverse la pièce. Et alors ? Ces feuillets ont quelques années avant de commencer leur décomposition naturelle, alors j’ai remplacé l’activité archivage par une matinée papote entre copines.

Et alors quoi !

Rien de carré, ni de strict  dans cette maisonnée. Des enfants brouillons et bruyants. Des parents débordés et débordants. Une maison envahie et submergée.

Trop de laxisme, oui. Pas assez de discipline, certainement. Du laisser-aller, oh que oui !

Et alors ?

Alors, rien. J’m’en fous comme de ma première chemise.

Y a de l’amour à gogo, du rire plus qu’il n’en faut. Des chamailleries à n’en plus finir et des jouets échoués sous les canapés. Y a des câlins à outrance, et je mesure ma chance.

Etre heureux à en crever, malgré les galères financières et les coups du sort trop durs. Malgré le temps qui file, trop vite, pour en profiter encore plus. On oubliera la fatigue et les disputes. On zappera les soirs à n’en plus finir pour rattraper le retard de lessives. Nous effacerons d’un geste léger les moments de doute et d’incertitude.

Nous sommes brouillons, certes. Nous sommes nombreux, à n’en point douter. Nous sommes étranges, parfois. Incompris, souvent.

Mais nous sommes NOUS, unis pour le meilleur comme pour le pire. Nous sommes NOUS contre le monde entier s’il le faut. Contre les préjugés et les critiques. Face aux vents et aux souffles critiques de la populace bien-pensante.

Alors, vos remarques, vos messes-basses et vos sous-entendus, je n’ai qu’une chose à leur répondre :

Et Alors ?

m'enfous

Brèves et guimauves

bonbon

Quand la vie nous malmène et nous bouscule, quand l’optimisme de rigueur se fait la malle dans le brouhaha, il est nécessaire de faire une pause.

Alors, là, tout de suite, alors que mon corps crie de fatigue mais que la Hutte croule sous le fatras et le désordre, je m’octroie une parenthèse. Une bouffée de tendresse, un sourire chamallow.

Parce qu’ok, c’est pas drôle. Le réveil sonne bien trop tôt. Les enfants crient beaucoup trop. Les galères s’enchaînent trop rapidement. La colère transforme trop souvent ma voix. Ouais, c’est pas drôle parfois cette vie-là.

Oui, c’est pas drôle. Mais c’est drôlement bon aussi. Tendrement rigolo. D’une banalité formidable.

Un petit article ‘coup de pied au derrière‘, pour ne surtout pas oublier tout ce que ce quotidien ordinaire et harassant m’apporte de fabuleux.


#1 – Quand Fiston se pose à côté de moi pour préparer « en secret » une carte de fête des mères. Que je le vois se concentrer, tirer la langue pour écrire le mot MAMAN d’une main débutante.

#2 – Quand je surprends Prems et Championne exécuter une danse endiablée au moment du coucher, rires aux éclats et sourires brillants.

#3 – Quand Deuz apporte son soutien timide mais sincère à une camarade en difficulté.

#4 – Quand je sais qu’à l’instant présent, Perle dévore un livre dans la pénombre, au lieu de dormir.

#5 – Quand je les regarde, tous les 5, tous autour de moi à table, caquetant à qui mieux mieux, se chicanant, remuants et blagueurs.

#6 – Quand elles me donnent le sourire et l’énergie d’attaquer ma nuit de garde, grâce à leur jeunesse et leur sympathie.

#7 – Quand il est souriant, présent et serein.

#8 – Quand je prends le temps de regarder les roses éclore, sous le rayon timide du soleil levant.

#9 – Quand je plie le linge, machinalement, et que je me surprends à caresser amoureusement son tout petit T-shirt.

#10 – Quand, tous les soirs,encore et encore, j’ai le bonheur absolu de pouvoir dire « Bonne nuit mes amours, je vous aime ».


Alors, donnez-moi encore de la banalité, de la routine éprouvante et du bruit à gogo.

Parce que c’est trop bon.

Solidarité.

Je relaie ici, l’appel à la solidarité lancé par Dark Maman.

Un appel pour une jeune femme, Liana, emprisonnée à tort en République Dominicaine, suite à la découverte de substances illicites dans les bagages de son bébé de 15 mois. Sa famille se bat, jour après jour, pour que Liana bénéficie d’un procès équitable, juste.

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Une association a été créée :

Association Liana

lieu dit Fils

42380 LURIECQ

soutenir.liana@gmail.fr

Vous pouvez lire l’appel de Dark Maman ici, avec de plus amples détails sur cette injustice.

Vous trouverez ici le groupe de Vente solidaire créé sur Facebook pour aidez Liana et ses proches.

Je compte sur vous pour partager cet appel !

MERCI !

Un petit coeur qui bat.

Cela fait quelque temps que je n’ai pas « raconté » ma Perle ici.

Car elle va bien, ma blonde. Très bien même.

En quelques mois, elle a achevé sa métamorphose et la chrysalide a laissé place à un merveilleux papillon. Si riche de couleurs, si tendre d’amour.

Physiquement déjà, la petite fille cachée sous sa tignasse sauvage, planquée dans des vêtements trop larges, trop noirs, trop sales est devenue une grande et svelte adolescente. Sevrée depuis un an passé de ses neuroleptiques, Perle a retrouvé un poids « standard » et s’est même délestée de ses rondeurs enfantines contre un corps féminin, élancé, magnifique. Bien dans ses baskets (enfin devrais-je dire ses talons maintenant), elle n’hésite plus à porter jeans moulants, petits tops colorés et autres accessoires « girly ».  Son style reste hésitant, parfois elle remet un jogging, une veste bien large, mais comme toute pré-ado en pleine mutation.

Psychologiquement surtout. Son intelligence, vive, sa réflexion, acérée, sont revenues puissance mille et lui permettent de tenir la dragée haute à ses camarades de classe, parfois même à sa grande soeur, Prems, qui du haut de ses 15 ans passés, sèche parfois devant les connaissances culturelles et scolaires de Perle.

Bien qu’ayant pris de l’assurance, bien qu’elle sache maintenant beaucoup mieux gérer ses émotions, il lui reste encore quelque fragilité. La vie en groupe lui est parfois difficile, elle hésite à se mêler à l’Autre, à oser dire tout haut ce qu’elle pense tout bas, à défendre son point de vue, sa place.

Comme aujourd’hui. Où je l’ai vue sortir de classe maussade, avec sa tête des mauvais jours. J’ai alors tourné mon regard vers son institutrice, j’ai vu son regard à elle, perdu, anxieux. Après un bref échange avec la jeune femme, je comprends que Perle a perdu son self-contrôle à la récréation et n’a pas su/pu reprendre ses esprits tout le reste de la matinée.

Alors, j’ai, comme avant, pris le temps, doucement, avec beaucoup d’humour (Perle réagit bien mieux devant mes tirades d’exagération que devant un discours moralisateur ou inquisiteur) de « débriefer » avec elle. J’ai attendu, entre ses larmes et mes silences. J’ai tendu des perches, prêché le faux pour avoir le vrai. Et elle m’a dit.

Elle ne m’a pas dit grand’chose d’ailleurs. Pour nous autres, adultes bien cartésiens, le détail  d’une camarade qui passe au mauvais endroit ne nous perturbe pas. Perle, si. Dans sa sensibilité, dans son amour pour ceux qui l’ont soutenue lors de ce printemps terrible, voir une petite fille fouler le sol qui avait recueilli confidences et rires de S., sa meilleure amie, a déclenché, irraisonnablement (mais l’amour est-il raisonnable ?) un tourbillon d’émotions, de colère et de rage chez ma fille.

Elle a poussé, évacuée l’intruse de ce lieu sacré. Mais elle a compris dans le même temps que sa réaction était démesurée pour l’Autre, pour la société. Que l’émotion doit être tapie et refoulée dans ce monde de brutes. Elle s’en est voulue immédiatement, trop fort, sans pitié. S’est flagellée pendant une heure et demie, en ne s’autorisant pas à faire partie du groupe, en s’isolant, se renfermant.

Après notre débrief, après mes mots apaisants sur ses brûlures d’enfant, elle a repris le chemin des écoliers le sourire aux lèvres.

Elle est ainsi, Perle. Belle comme un coeur, un petit coeur tout mou, tout neuf qui apprend à battre, parfois de façon désordonnée, parfois en rythme avec nous autres.

Elle est ainsi. Et c’est ainsi que je l’aime. Plus que tout. Mon doux, mon tendre, mon incroyable Amour.

Un peu, beaucoup, à la folie…. #tag

Je découvre, avec un peu de retard, que j’ai été taguée par Sempette .

Je l’en remercie beaucoup et m’empresse de répondre à ses questions.

Tout d’abord, les règles du jeu :

-répondre aux dix questions dans un article,
-taguer à notre tour 5 blogueuses (et les avertir qu’elles sont taguées)
-faire apparaître dans notre article le logo ci-dessous

image

Place aux questions de Sempette et à mes réponses :

1 | Raconte-moi ton futur projet, celui qui te tient à coeur et que tu souhaites réaliser dans un avenir assez proche (moins d’un an). 
J’espère entamer la formation de Surveillante de nuit qualifiée, afin de pouvoir demander ma titularisation.

2 | Il ne reste que cinq villes au monde où tu peux vivre : New-York, Londres, Paris, Barcelone et Biarritz. Laquelle choisis-tu et pourquoi ? 
Alors là, tu me poses une colle, car je détesterais vivre en ville….Autant visiter ces 5 villes me tente énormément, autant y vivre serait un cauchemar….Donc, par dépit, je choisis Barcelone, pour dire de vivre à l’étranger, mais pas trop loin de ma famille.

3 | Qu’est-ce qui t’a décidé à ouvrir un blog ou plutôt quel a été le « déclic » ?
J’avais un grand besoin de déposer mon ressenti face aux problèmes que rencontrait Perle. J’écrivais déjà énormément pour moi, sur papier ou sur mon ordinateur. Un jour, j’ai sauté le pas, au fil de mes lectures de blog, car l’envie était vraiment présente. Et le fait d’être lue, commentée, soutenue, m’a fait un bien immense lors de ce printemps 2012. J’ai donc continué, parfois avec de longues pauses il est vrai, mais ce blog est toujours là, dans un coin de ma tête, comme un confessionnal où déverser mes émotions.

4 | Ta meilleure astuce pour faire des économies ? Un bon plan à partager ?
Je ne suis pas très dépensière par nature, même si depuis que je travaille, je m’autorise à me faire plaisir et à dépenser un peu pour moi ! Sinon, famille nombreuse oblige, nous sommes assez vigilants sur notre budget. Nous achetons d’occasion, revendons aussi….

5 | Ce soir, tu dînes quoi ? 
Alors le dîner est terminé. Nous avons fait le dernier barbecue des vacances, avec une salade composée, des saucisses, de la purée et un yaourt nature. Plus mon demi-litre de café du soir !

6 | Le produit de beauté miraculeux, qui t’a surprise et que tu ne quitteras pas de si tôt ? 
Hum….Je ne suis pas très fidèle aux produits de beauté, ce n’est pas encore très naturel pour moi d’en utiliser. Donc je ne peux rien citer….A part mon parfum, « Very Irresistible » de Givenchy, que m’offre mon époux chaque année. J’en suis accro:)

7 | Je ne supporte pas…
L’intolérance et l’immobilisme. L’intolérance, car personne ne se situe au-dessus des autres, quelque soit leur religion, leur apparence, leur mode de vie….Et l’immobilisme, car je pense que chacun doit agir pour changer les choses, que ce soit au niveau personnel ou citoyen.

8 | Gros plan sur un oeil.
Je t’épargnerai la vision de mes yeux bouffis par le manque de sommeil .

9 | Dans quelle série tu voudrais te réveiller ? 
The 70’s show !! J’aurais adoré faire partie de leur bande !

10 | Avec quelle blogueuse tu voudrais aller boire un verre en terrasse ?
Avec toi ou toutes les autres que j’aimerais rencontrer en vrai : Muriel (Mère Bordel), Marie et ses nains, Cécile et sa troupe, Sabine et ses associés, Natacha (pour découvrir un de ses bons plans sur Lyon), Marion…..et d’autres que je ne taguerais pas pour préserver leur intimité, mais qui me sont proches depuis quelques années:)

Je tague à mon tour :

Mélodie
Coccin’Elle blogue
Mon Nid
Fantadys

Bon, d’accord, elles ne sont pas 5 mais….je sèche ^^

Mot pour mot…ou pas !

(Article initialement publié fin avril 2012)

A trois ans et presque 3 mois, mon Boubou est un vrai moulin à paroles et fait de vrais progrès dans son articulation.

Mais il cafouille encore, mon p’tit Loup !

Voici quelques approximations de mon Fiston, qui me font sourire ou fondre d’émotion [et que je lui ressortirais dans 20 ans, voix tremblante et larmichette à l’oeil].

scrabble_lettres1

# un coquin au masculin et donc, une coquinouille au féminin

# un litel (hélicoptère)

# un mazion (avion)

# le classique « tchou-tchou crain » (train)

# « moi le n’aime » (ou Moi le Nem ^^) (j’aime)

Après 5 enfants, je craque toujours autant à entendre leurs expressions mignon-nesques, leurs dérapages ou leurs inventions.

« Cro mognon » comme dirait Fiston, mon mignon petit cro-magon !

Et chez vous, quelles expressions enfantines vous faisaient fondre ?