Doux comme l’espoir.

(Article initialement publié en avril 2012)

Tu as ri, papoté à tue-tête, un éclat de rire dans la voix. Une éclaircie dans la pénombre, une trouée dans les nuages noirs de ces jours derniers.

Ma Perle, mon ange blond, qui parle de tes émotions, de tes joies, de tes peines…C’est vrai que tu progresses, ma Douce. Que tu chemines, pas à pas, souvent dans les larmes, dans l’angoisse et la peur. Mais tu avances.

Pour la première fois ce soir, au son si doux et si clair de ta voix, j’ai pu entendre l’espoir.

Croire enfin les soignants, qui, depuis quelques jours, nous rassurent sur tes progrès.

« C’est normal que je sois triste, parce qu’on s’aime fort et qu’on se manque »

Oh oui, mon Tendre Amour, oh oui, la tristesse est normale. Comme nous t’aimons, fort, si fort que notre coeur ne se remet pas de ton absence. Comme tu nous manques, quand dans nos bras, ta place est si vide. Quand dans nos fous rires, une larme se mêle de ne pas partager ces instants si précieux avec toi.

Mais comme notre Amour gonfle, s’intensifie et se fortifie, en t’admirant toi, si frêle et fragile demoiselle, qui livre une si grande bataille face à tes démons. Comme ton absence nous rend plus doux et plus sages.

Mon doux, mon tendre, mon incroyable Amour…

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Hors du temps.

(Article initialement publié en mars 2012)

Moment étrange, parenthèse de rires et d’amour. Hier après-midi, nous avons donc passé 3 heures tous réunis, à tenter de profiter d’être ensemble.
Mais comme ces instants étaient étranges. Perdus, sans repères, à la fois plus qu’heureux de serrer notre Perle et déjà tristes à l’idée de la séparation. Dans cet endroit sans âme pour nous, presque forcés à faire semblant.

Je suis mal à l’aise, frustrée et peinée d’avoir ressenti toutes ces émotions contradictoires. Regarder évoluer ma Tribu, le coeur lourd et le ventre serré. Sourire pour cacher mes larmes. Rire pour ne pas hurler.

Les enfants, après un moment de flottement, presque de timidité de retrouver leur soeur, ont vite retrouvé leurs habitudes et ont roulé, chahuté, ri et couru.
Ils ont admiré les hélicoptères de la sécurité civile, ramassé des fleurs, fait des batailles de poussière.

Puis, doucement, à l’initiative de notre Perle, si réfléchie et posée, nous nous sommes tous dirigés vers « son » Unité.

Elle a tout montré à la Tribu : sa chambre, les salles de jeux et de repas…

Après, pour faire le lien entre nos rires et nos larmes du départ, nous avons fait quelques jeux de société. Mais le coeur n’y était pas. Ma puce, fatiguée, se recroquevillait au fil des minutes. Nos sourires ont disparu.

Alors, ma puce, ma si jolie et tendre blonde, a dit : « Allons dans ma chambre, faisons-nous des câlins et après, je vous raccompagnerai à la sortie ».

Alors, nous l’avons fait. On s’est serrés fort, fort. On a un peu pleuré, beaucoup pour certains.
Puis, nous sommes partis, après une énième embrassade. Esquisser des baisers derrière la porte fermée, la voir debout, les larmes aux yeux derrière la vitre…

Partir, laisser un bout de nous là-bas.

A notre retour, l’entendre pleurer au téléphone. Pleurer avec elle.

Les semaines à venir me semblent des montagnes infranchissables, tellement son absence me pèse. Comment avancer jour après jour et aimer la vie, quand mon coeur est resté là-bas.

Aujourd’hui, c’est trop dur…

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Les 6 chaînons de mon coeur