Et ma vie a changé.

Inactive. Au chômage. Sans travail. Au foyer. Glandeuse.

La liste est longue de termes qui pourraient définir ma vie actuelle.
Seulement, je les refuse. Je les barre, les biffe, les raye, les rature, les efface.

Je ne suis pas inactive, oh non. J’ai, certes, cessé d’exercer une activité professionnelle salariée. Quoique..

Je suis au chômage. Bah oui. Mais je considère plutôt cette allocation mensuelle comme une rétribution à mon activité bénévole de professeur des Collèges. A plein temps.

Sans travail. Même pas vrai. Rapport à mon activité bénévole de prof particulière de ma fille. Rapport aux différents petits jobs que j’ai déjà retrouvés, et qui mettent un peu de beurre dans nos pâtes.

Au foyer. Ah oui, ok. Trop d’ailleurs. J’aime pô ça être à la maison. 24H/24 ou presque. A enchainer les corvées ménagères, tout en préparant les cours de Perle. Ne plus avoir de vie « rien qu’à moi », avec « mes » collègues, « mes » potins, « mes » heures de boulot….

Glandeuse. On a vu précédemment que non, hein.

D’ailleurs, je suis aussi « chercheuse ». A Pôle Emploi. Et ça commence à se savoir, les propositions de jobs arrivent. Je vais pouvoir, si je veux, avoir de nouveau une vie « extra-muros », autre qu’aller briquer les sols de « mes petites mamies ».

Mais voilà, ma vie a bien changé depuis le 1er Janvier de cette année toute neuve.
Faut que je trouve un rythme, un vrai, qui me plaise et me convienne. Qui ne perturbe pas trop la Tribu. Qui l’arrange.
C’est un peu compliqué tout ça. Difficile pour moi de faire le deuil de mon travail, que j’aimais tant. De ne plus côtoyer une équipe incroyable, qui m’a enrichit de tant de façons.

En plus on a arrêté de fumer, Monsieur Mon Mari et moi… Rapport au fait que j’ai plus de boulot, donc moins de pesetas.
Je suis donc présentement une limace sous ecstasy, avec un cerveau en marmelade, un appétit de femme enceinte (et les kilos qui s’invitent d’ailleurs) et une susceptibilité de compêt’.

zzz

Mais sinon, ça va hein… Enfin, ça va aller… Bientôt.

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Ôtez-moi d’un doute !

calendrier

Un mois.

Un mois pour prendre LA bonne décision. Celle qui peut changer ma vie, leur vie.

Décider si cela vaut la peine de bousculer leurs habitudes, de détruire leur équilibre, notre équilibre.

Choisir l’absence et le manque de temps. Oublier, un peu, leurs besoins et leur demander beaucoup.

Dans un mois, je devrais décider.

Et j’ai peur. Peur de faire ce choix égoïste. Peur de l’inconnu aussi. Peur de rater, chuter, manquer.

Mais j’ai envie. Envie de vivre cette expérience. Envie de grandir. Besoin d’évoluer.

Alors je vous pose la question. Je me tourne vers vous, mères de famille, mamans-poules ou mamans « t’es toujours au boulot ! »…

Je fonce, oui ou non ? Je fais le grand plongeon dans le vide ou je reste sagement accrochée au bord ?

Dans un mois, je devrais avoir décidé, si oui ou non, je reprends mes études.

Dans un mois, je débute une toute nouvelle carrière, : après veilleuse de nuit, je vais occuper un poste d’auxiliaire puéricultrice en journée. Et j’ai l’opportunité de décrocher le diplôme.

Mais c’est un an d’études. 10 mois passés sur les bancs de l’école, entre potassage de cours et stages pro.

Vais-je arriver à concilier mes études, mon boulot et ma vie de famille ?

A 37 ans, suis-je capable encore d’assiduité scolaire, de vivacité d’esprit ?

Combien de moments en famille seront sacrifiés au profit de mon « petit » épanouissement personnel ?

Dois-je demander leur accord à mes enfants ?

Et surtout, pourquoi je cogite autant ??

Help !!!