Ôtez-moi d’un doute !

calendrier

Un mois.

Un mois pour prendre LA bonne décision. Celle qui peut changer ma vie, leur vie.

Décider si cela vaut la peine de bousculer leurs habitudes, de détruire leur équilibre, notre équilibre.

Choisir l’absence et le manque de temps. Oublier, un peu, leurs besoins et leur demander beaucoup.

Dans un mois, je devrais décider.

Et j’ai peur. Peur de faire ce choix égoïste. Peur de l’inconnu aussi. Peur de rater, chuter, manquer.

Mais j’ai envie. Envie de vivre cette expérience. Envie de grandir. Besoin d’évoluer.

Alors je vous pose la question. Je me tourne vers vous, mères de famille, mamans-poules ou mamans « t’es toujours au boulot ! »…

Je fonce, oui ou non ? Je fais le grand plongeon dans le vide ou je reste sagement accrochée au bord ?

Dans un mois, je devrais avoir décidé, si oui ou non, je reprends mes études.

Dans un mois, je débute une toute nouvelle carrière, : après veilleuse de nuit, je vais occuper un poste d’auxiliaire puéricultrice en journée. Et j’ai l’opportunité de décrocher le diplôme.

Mais c’est un an d’études. 10 mois passés sur les bancs de l’école, entre potassage de cours et stages pro.

Vais-je arriver à concilier mes études, mon boulot et ma vie de famille ?

A 37 ans, suis-je capable encore d’assiduité scolaire, de vivacité d’esprit ?

Combien de moments en famille seront sacrifiés au profit de mon « petit » épanouissement personnel ?

Dois-je demander leur accord à mes enfants ?

Et surtout, pourquoi je cogite autant ??

Help !!!

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Coeur blessé.

(Article initialement publié en mars 2012)

Cinq jours que Perle sombre dans l’angoisse et la dépression.

Cinq longues journées passées à pleurer, à se replier sur elle, à combattre toute tentative d’approche des soignants.

Cinq jours que notre coeur de parent saigne et souffre.

Cinq longues journées passées au téléphone avec les infirmières, les internes, les psychiatres.

Les neuroleptiques ont fait leur entrée, des mots barbares ont été prononcés : isolement, injections, névrose…

Le doute gonfle, m’envahit, des images terrifiantes hantent mon esprit chaque nuit blanche qui passe…

Pourtant, je le sais, de toute ma raison, qu’il faut tenir bon, encore et encore…Que ces mauvais jours sont un mal nécessaire au lâcher-prise de notre Perle.
Qu’il faut la laisser « seule » face à cette monstrueuse angoisse.
Elle va y arriver. Accepter de saisir leurs mains tendues. Sans nous.

Sans que j’accoure comme chaque fois, pour la soustraire à cette panique. Pour la laisser l’affronter, la combattre, la vaincre, en triompher..

Mais combien sont durs ces jours passés à connaître sa souffrance, à entendre ses pleurs et ses supplications…Combien hurle mon coeur de maman quand les soignants ne m’annoncent aucun progrès. Quand les psyschiatres s’inquiètent…

Mon doux, mon tendre, mon incroyable Amour, sache que pas une seconde ne s’écoule sans que toute la Tribu ne pense à toi, ne souffre pour toi, n’espère pour toi.

Demain, nous serons là.