Inutile.

larmeIl y a quelques jours, je conversais avec ma belle blonde lorsque la discussion a pris une mauvaise tournure. J’ai senti sa voix s’enrouer, les sanglots résonner. Ma fille n’est que tristesse et chagrin et je n’y peux rien changer. Découvrir, impuissante, ses soucis d’adolescente, ses doutes et ses peines, sans pouvoir les soulager.

L’enlacer et l’aimer, mais rester sans voix. La réconforter mais hurler intérieurement.

Oh, comme j’ai détesté notre complicité ce jour-là ! Comme j’aurais aimé ne rien savoir, ne rien voir.

Maintenant je comprends. Je comprends ses silences, ses replis. Je vois d’un œil nouveau (et ô combien peiné) sa solitude et sa sagesse.

Comme j’aimerais inverser le cours des choses. D’un coup de baguette magique, modifier son quotidien, apaiser ses plaies et enchanter ses jours.

Comme je sens inutile. Désarmée. Effondrée.