Brèves de Tribu #2014-02

journal

C’est enfin Vendredi, youpi !!

Une semaine chargée et fatigante pour une Tribu traîne-la-patte. Des jours sans fin, gonflés de pleurs et de doutes. Des journées ensoleillées aussi, rythmées de beaux moments partagés.

Pour commencer ces brèves, un petit retour de notre Dimanche en famille, qui a vu toute la Tribu réunie, cousins, cousines, mêlée de jeux et de rires. Et surtout des gourmandises concoctées à plusieurs mains. Petit aperçu avec les desserts réalisés par Deuz et moi-même.

Cupcakes chocolat !

Cupcakes chocolat !

Roulé au Nut'

Roulé au Nut’

Cake crème de marrons

Cake crème de marrons

Lundi, la semaine a commencé sur les chapeaux de roue, à cause d’une panne de réveil générale, qui nous aura vus bondir de nos lits à 8h passées. Ou comment débuter la semaine en râlant. Deuz a entamé sa semaine de collégienne par une crise d’angoisse monumentale.  Depuis, des rencontres, des échanges et des questionnements ont permis d’apaiser – un peu – ma Différente et aujourd’hui elle se libère doucement de ses démons.

Nous avons rencontré un nouveau spécialiste pour notre Championne. Trop de douleurs,toujours, l’empêchent de se « donner » à fond lors de ses entraînements et matches. Une rencontre agréable et pleine de bons conseils.

Mardi, Deuz et moi avons passé un long moment avec sa référente éducative au Collège. Ma fille a été entendue, soutenue. L’équipe scolaire n’a pas beaucoup de moyens pour lui venir en aide, mais le fait d’être accompagnée dans ces moments difficiles l’a apparemment bien soulagée.

Toujours Mardi, Prems avait son premier rendez-vous avec une psychologue. Bilan mitigé car ma belle blonde refuse d’en voir l’utilité, regimbe à y retourner. Mais la psychologue a su être « psychologue » et en démontré les avantages à notre ado déscolarisée.

Enfin, pour terminer en beauté cette journée chargée, nous avons rencontré l’équipe de suivi de scolarité de Perle, dans le cadre de sa re-scolarisation, suite à son séjour en pédopsy. Et Halleluyah, cette réunion a marqué la fin du suivi. Perle, depuis bientôt un an et demi, a démontré toute sa volonté, tout son courage et enfin laissé apparaître toutes ses compétences scolaires et culturelles.

Notre Tendre Amour pourra faire sa rentrée de collégienne, en Septembre prochain, sans A.V.S ni aucun suivi. Une enfant normale, en somme.

Mercredi, jour des enfants, nous a vus courir en tous sens, pour assurer les trajets maison-collège, maison-foot, maison-copains. Mais rien ne m’aura perturbée, tant j’étais heureuse ce jour-là, de pouvoir enfin reprendre mes cours de Zumba, après une longue pause Noël-esque !

Jeudi, j’attaquais une nouvelle partie de ma vie, en commençant un petit boulot supplémentaire. La perte de mon poste de Surveillante au Foyer grève considérablement notre budget. Alors, comme mon petit mi-temps au Centre Maternel m’en laisse le temps, j’ai cherché et trouvé des petits boulots d’appoint.

Vendredi, dernier jour de la semaine, enfin ! Avant d’attaquer un week-end bien rempli, j’ai encore un peu travaillé, un peu rangé et un peu blogué. Et pour finir une semaine placée sous le signe des réunions, j’aurais ce soir mon dernier Conseil d’Administration au sein de l’association de Soutien à la Parentalité, dont je fais partie depuis maintenant presque 4 ans. Hélas, les difficultés de mes enfants, mes journées trop chargées, mon esprit bien encombré à tout gérer m’obligent à m’éloigner doucement de l’association.

Samedi, pour ne pas changer, nous irons soutenir notre Championne à son tournoi en salle. Peut-être trouverai-je le temps d’aller faire le plein de victuailles pour remplir les estomacs de la Tribu. Il faudra aussi assurer la routine quotidienne devoirs-rangements-douches et peut-être un peu de farniente.

Quant à Dimanche, écoutez c’est incroyable, nous n’avons rien d’indispensable à faire !! Sera-t’il donc un jour de détente absolue ! La réponse la semaine prochaine !

Edit : voilà, voilà, cela m’apprendra à me féliciter d’avoir un jour off. J’apprends à l’instant que notre Championne est convoquée pour un tournoi Dimanche toute la journée.

Toute la Tribu vous souhaite un bon week-end !

A tout bientôt, prenez soin de vous !

Brèves de Tribu #2014-01

journal

C’est une semaine bien remplie qui s’achève pour ma Tribu. Entre rires et larmes, entre blues et belles rencontres.

Lundi, la Tribu repartait, guillerette (ou presque, hein) sur le chemin des écoliers. Cela a valu pour moi, également, qui ai retrouvé mes collègues d’il y a un an, puisque c’est là-bas que ma route a abouti. Un grand merci à elles, mes collègues, mes amies, qui dans la complicité et la bienveillance, m’ont accueillie les bras ouverts.

Mardi, notre championne a subi un contrôle médical quant à une éventuelle fracture du pied. Heureusement pour elle, et pour la survie de notre résistance nerveuse, aucune lésion n’a été décelée. Louloute pourra donc continuer à taper le ballon H24. D’ailleurs, elle dispute un Tournoi demain. Encore un réveil à l’aube. Je suis joie et allégresse.

Mercredi, jour de reprise de l’entraînement sportif pour ma championne, et pour moi, qui aurait dû reprendre la Zumba. Malheureusement, c’est au travail que je passerai ma soirée et ma nuit. Je suis frustrée !!!!

Jeudi, j’entamais un marathon « peinture » pour finir la remise en état de notre couloir. Bien sûr, je n’aurai pas eu le temps d’achever mon atelier que déjà les enfants rentraient. (Mouais, faut dire qu’entre deux pauses Facebook/clope/café, c’est difficile d’aller vite ^^). J’enchaînais avec une nuit de travail mouvementée mais tellement agréable grâce à la sollicitude et la gentillesse de mes collègues.

Vendredi, Deuz a faibli, après plusieurs nuits d’insomnie, et c’est une jeune fille bien fatiguée que j’ai dû récupérer au Collège. J’ai quand même réussi à boucler mon marathon barbouillage et c’est avec fierté que je contemple le travail accompli. Mon rêve d’aménager dans une grande maison n’aboutira certainement jamais, mais au moins ai-je la satisfaction de voir notre petite Hutte s’embellir.

Voilà que la semaine s’achève, pour laisser place à un week-end de farniente et de repos …

Ha Ha !! La bonne blague !!

Samedi sera classé rouge, tellement le temps va me manquer pour tenir mon programme. Entre trajets au foot (et heureusement, le coach de Loulou en assure une bonne partie), ravitaillement de la Tribu, atelier pâtisserie et autres devoirs d’école/douches/lessive à gérer, je sens qu’on va s’amuser. Et bien sûr, je suis d’astreinte jusqu’à Dimanche soir, je sens qu’un départ nocturne en urgence me pend au nez !

Dimanche, la Tribu va festoyer en famille pour prolonger un peu les fêtes de fin d’année !

Vivement Lundi qu’on se repose, tiens….

Un matin comme les autres.

Tv27C’est avec appréhension que les cinq journalistes franchissent la porte d’entrée de cette maison. Les rumeurs les plus folles courraient sur cette Tribu depuis longtemps. Certains racontaient qu’une horde de macaques y faisaient régner l’anarchie et la violence. D’autres persistaient à penser que ce qui vivait là-dedans n’était pas humain. D’autres encore soutenaient que personne ne ressortait vivant de cet enfer !!C’est ainsi terrifiée par les racontars que l’équipe de tournage se préparait à suivre, en cette journée du Réveillon de Noël, le réveil de la Tribu. Brrrrr…..

A peine la porte entr’ouverte que déjà les tympans des journalistes explosèrent, submergés par le rire d’un enfant. Un ingénieur-son s’effondre. Première victime.
La caméro zoome vers le coin salon, où nous découvrons deux petits, bondissant sur un canapé déjà bien saccagé, qui manipulent en criant des manettes de jeu. Il n’est pourtant que 7h54. Où sont donc les parents ?

Tout en esquivant les mouvements désordonnés des 2 enfants, l’équipe de choc tente de se faufiler un chemin vers le reste de la maison. Attention ! Quelque chose attaque l’un des preneurs de son, s’agrippe à son pied et se faufile dans son jean ! Aaargh !! Serait-ce un alien ? Un macaque ?? Non, c’est pire, c’est…c’est…un chaton ! Même deux chatons qui prennent d’assaut les bras des assistants, en quête de câlins.
C’en est trop pur le preneur de son qui fuit hors de cette demeure, la bave aux lèvres et les yeux révulsés. Deuxième victime.

L’équipe, ou ce qu’il en reste, tente de reprendre ses esprits et se concentre sur sa mission, son devoir, d’enfin découvrir ce qu’il se cache au fond de ce couloir sombre…

9h – L’équipe atteint enfin, après avoir déjoué quantité de pièges (toupies échouées au sol, chaussettes dépareillées trainant vicieusement dans les coins), une nouvelle pièce : la porte s’ouvre doucement, certainement poussée par la main tremblante du caméraman. Il y fait sombre, dans cette pièce, très sombre. Et immédiatement, une odeur âcre et insoutenable prend à la gorge les intervenants. Cette odeur, ces miasmes, ces relents !!! C’est l’odeur d’un….adolescent !! Yeurk, l’équipe fait demi-tour illico, sans chercher à percer plus les secrets de l’évolution d’un ado, et se réfugie au fond du couloir. L’assistant lumière a disparu ! A-t’il été aspiré dans les tréfonds du repaire de l’ado ? Personne ne le saura jamais. Troisième victime.

11h – L’équipe, enfin le peu qu’il en reste, entend un grognement, une respiration haletante, là, juste derrière la dernière porte. Rassemblant leurs esprits, les professionnels du reportage en zone à risque, ceux-là même qui ont affronté la guerre civile au Blakhastanitan, se prennent par la main, qu’ils ont moite et tremblante, et poussent du bout du pied cette dernière porte.
Et là, dans la pénombre, ils distinguent vaguement quelque chose. Un lit, énorme. Une montagne de coussins, de couettes et de draps mélangés laissent deviner une silhouette. A sa taille, son volume, et les indices que l’équipe découvre dans la pièce (papier cadeau hâtivement caché sous le lit, cachets d’aspirine en tas sur la table de nuit, bolduc encore froissé dans sa main), nous comprenons que nous sommes face à la Mère. La Matrice. Celle qui a créé cette meute sauvage et puante.
La Matrice bouge, renifle, se râcle la gorge…et hurle : « C’est quoi ce bordel !!!!! J’vous préviens, si vous vous calmez pas un peu, j’vais me lever hein !!!! »

Cet hurlement finit d’achever l’équilibre nerveux de l’assistant-son qui détale vers la sortie sans demander son reste. Quatrième victime.

Le cameraman, resté seul, se fige, blotti dans un coin de la chambre parentale, tentant désespérément de ne pas se faire remarquer. Mais c’est sans compter sur les sens hyper-développés de la Matrice, celle qui entend tout ! L’oreille de la marâtre frémit, sa narine aussi d’ailleurs, et, tout en se grattant furieusement la crinière, l’horrible femme se retourne, fixe de son œil torve le pauvre cameraman qui, malgré son expérience que prouvent les nombreuses cicatrices émaillant son corps, abandonne tout courage, se laisse glisser au sol, telle une poupée qui se dégonfle, lâchant sa caméra qui se brise…..Cinquième et dernière victime…

Et sinon, un petit café pour bien démarrer cette journée du Réveillon ?