Dors et tais-toi !! Happy end ?

Je racontais la bataille que nous livrions « contre » Fiston, pour qu’il accepte de s’endormir sans moi. Je racontais les soirées hachées, tendues, passées à le ramener mille fois dans son lit, les heures passées à ses côtés, à attendre qu’il s’endorme enfin…

Un mois plus tard, les choses ont bien changé. Il en aura fallu des tâtonnements, des tentatives ratées, des colères et des larmes. Mais sans crier victoire trop hâtivement, je crois qu’enfin, Fiston peut se passser de moi pour dormir !!

Alors, je ne vous dirais pas qu’il s’endort seul, serein et confiant….Je ne vous dirais pas que ses nuits sont paisibles et profondes. Non. Mais ce n’est plus moi qui me charge de tout ça !

Après moults propositions, essais et déménagements nocturnes, Fiston a trouvé en Deuz la personne ressource pour s’endormir…Et ça me va très bien ! Tout bénéf’ !

D’une part, Fiston s’endort très rapidement le soir (après avoir fait le foufou avec Deuz, bien sûr !). Ses nuits sont presque calmes, il n’y a plus de réveil nocturne à 1 heure du matin….Et si réveil il y a, apaisé par la présence de sa soeur, il se rendort de suite.
Il arrive même à faire des grasses matinées, lui qui se levait aux aurores en râlant !

Et d’autre part, cet arrangement entre Fiston et Deuz permet à cette dernière de canaliser ses angoisses et son humeur de dogue : responsabilisée, attentive à son petit frère, elle en oublie ses craintes d’insomnie, ou ses vélléités de rebellion….Couchée tôt, levée de bonne humeur, j’avoue que je savoure ce deuxième effet « Kiss-cool ».

Alors, je ne crierais pas Victoire trop vite, bien entendu…Je sais cette avancée fragile. Un rien pourrait venir contrarier ces nuits paisibles…
Mais pour l’instant, je savoure !

Et non, non, je ne veux pas remarquer la coïncidence de ces nuits si paisibles avec le travail de nuit de son Papa. Non, mon enfant ne peut pas être si exclusif….enfin, peut-être un peu….Mon p’tit bourricot !

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Dors et tais-toi !

(Article initialement publié en avril 2012)

« C’est l’heure de dormir »

« Retourne dans ton lit »

« Arrête de courir partout »…

« Mais DOOOOOOOOOOOORS, put#@% !!! »

Voilà ce que mon fils entend soir après soir ces derniers temps…Son endormissement est source de conflits depuis sa naissance, et après trois ans bien tassés de bataille, ma résistance nerveuse lâche et je craque…

Quand je suis fatiguée mais calme [et que surtout, y a rien d’intéressant à la TV], je me plie à ses exigences et me couche avec lui, le temps qu’il trouve le sommeil.

Ce qui, une fois sur deux, ne fonctionne pas et il finira par s’endormir sur le canapé avec nous, vers 23h.

Quand je suis fatiguée, énervée pour x raisons [ou qu’il y a un truc sioupère intéressant lobotimisant à la TV], je ne cherche même pas à l’emmener dans son lit, il s’endormira à mes côtés sur le canapé.

Et quand, comme ce soir, je n’ai aucune envie de passer deux heures dans son lit à l’endormir [et qu’accessoirement, l’homme monopolise la TV], je décide de faire de l’autorité.
Et là, ça se gâte…
Fiston, petit tyran à la gueule d’ange, déboussolé, ne comprend pas pourquoi, soudainement, il doit se coucher seul, s’endormir seul, sans un mot, obéissant au doigt et à l’oeil à une mère énervée..

Je me rends bien compte que ce n’est pas la bonne méthode. Qu’il faudrait que je sois ferme, claire dans mon choix, soir après soir…
Cela a été le même difficile combat pour le sevrer de son endormissement au sein : un coup, ça ne me dérangeait pas, un coup, je ne supportais plus et passais deux heures à tenter de le canaliser dans son lit….

Et je ne parle pas de ses réveils nocturnes, quotidiens, vers 1h du mat’..Je sais que mon conjoint ne supporte plus trop que ce « grand » garçonnet soit dans le lit conjugal, certaines nuits moi aussi, j’aimerais bien ne pas être réveillée par un petit pied gelé sur ma cuisse…

Mais la nuit, je suis tellement H.S. que je n’essaie même pas de le ramener dans son lit. Hors de question de sortir ne serait-ce qu’un orteil de sous ma couette, NIET !

Pour en revenir à son coucher, je ne sais plus que faire. Fiston a une peur panique du noir, donc dort avec la porte de sa chambre grande ouverte [quand il dort dans sa chambre, of course !].
Mais si je laisse sa porte ouverte, il se relève et vient faire le zébulon dans le salon…Si je ferme sa porte, il hurle à la mort.

Là, au moment où j’écris ce billet, je suis assise par terre devant sa chambre, pour le « contraindre » à rester au lit. Ce qu’il ne fait pas, bien sûr. Il joue, fait du trampoline sur son lit, vide les étagères de sa bibliothèque…

Je sais que ce problème d’endormissement seul est un peu de mon fait. Je l’ai très longtemps endormi au sein, sans même tenter de le laisser trouver le sommeil seul. Parce que j’adorais ça, le voir s’abandonner au sommeil à mon sein…et lorsque cela a commencé à me gonfler de l’endormir ainsi, mon pauvre loulou ne connaissait pas d’autre façon de faire…
Alors, je l’ai accompagné par ma présence, mes câlins…Encore une fois, son endormissement tenait à moi (exceptionnellement, son père peut prendre le relais, lorsque je suis absente par exemple).

Mais mon fiston a plus de 3 ans, maintenant. Et passer toutes mes soirées, couchée dans son petit lit junior, ou l’avoir dans mes bras, sur le canapé, me fatiguent, usent ma santé nerveuse. J’aimerais pouvoir profiter de mes soirées. J’aimerais surtout que Fiston n’ait plus peur de s’endormir seul. Qu’il soit apaisé, serein au moment du coucher. Que son sommeil ne dépende plus de ma présence.

J’ai tenté de créer un rituel, comme lire une histoire et faire un câlin. Nous avons essayé aussi de le faire dormir avec une de ses soeurs, mais cela ne fonctionne que lorsque nous leur proposons de visionner un DVD, alors il s’endormira, bercé par la TV.

Et je pense que le fait de s’endormir soir après soir avec moi (ou son père) perturbe aussi son rendormissement en cas d’éveil nocturne : il ne sait pas se rendormir seul, donc me rejoint pour se rendormir…

Mes quatre filles n’ont eu aucun problème pour s’endormir, seules. Passées leurs premières semaines de vie, elles ont intégré leur chambre sans souci, couchées à 20h, dormant jusqu’au lendemain matin sans difficulté (hormis cauchemars et maladie, bien sûr…)

Pourquoi ce petit dernier manifeste-t’il un si grand besoin de mon contact ? Je pensais qu’en grandissant, il se détacherait de moi, rassuré et serein.

Mais non…notre relation reste exclusive, fusionnelle, difficile.

J’aime cette relation, riche, intense. L’amour que je porte à cet enfant est si profond et magique.
Mais si il pouvait enfin faire « ses nuits », ce serait idéal !

Les nuits dans la Tribu

(Article initialement publié le 09/02/2012)

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07h20 ce matin. Mon réveil sonne avec insistance depuis déjà plus d’une demi-heure. J’extirpe frileusement un orteil de sous ma couette, en tendant l’oreille, au cas où j’entendrais ma troupe déjeuner. Rien, pas un bruit. Je vais donc devoir affronter le froid sibérien et aller secouer tout ce petit monde. (Je dois bien l’avouer, je suis très souvent la dernière levée, réveillée par mes aînées qui partent au Collège).

Il fait nuit, froid et je vais au radar secouer les formes enfouies sous les couvertures.

Tiens, Deuz n’est pas dans son lit – enfin, devrais-je dire sur son matelas posé au sol (oui, dormir dans un vrai lit c’est surfait)…Rapide coup d’oeil dans le lit de sa soeur aînée, personne non plus !

Je comprends donc que j’ai droit au jeu matinal du « Qui dort où ?« 

Et oui, par ici, les enfants aiment bien migrer d’une chambre à l’autre, d’un lit à un autre..

Ce matin, j’ai retrouvé Deuz dans le lit de son petit frère – qui lui a fini sa nuit dans mon lit.
Troiz était sur le canapé, ma louloute dans le lit de Troiz.

Et la grande, je ne sais pas trop où elle a dormi – vu qu’elle se réveille bien avant sa feignasse de mère, mais sûrement sur le matelas de Deuz..

Des fois, je me demande pourquoi nous avons investi dans tous ces lits. Je me tâte à virer tous les meubles d’une des chambres et faire un dortoir commun avec une ribambelle de matelas au sol.