Le printemps revient toujours

Chaque cycle, je l’oublie.

Dans la grisaille, le froid et le repli que l’hiver sombre m’impose, vidée de toute énergie créative, je plonge dans une léthargie morose et stérile.

Et pourtant.

Quand les piaillements criards de dizaines d’oiseaux me tirent d’un sommeil plus paisible.

Quand la douce tiédeur d’un soleil pâle détend mon front soucieux.

Quand j’ancre mes pieds au sol, à la Terre, et que je me reconnecte.

Quand je sens, enfin, se propager en moi une sève de vie régénérative.

Quand chaque cellule de mon corps sort de son hibernation et me fait sentir vivante.

Vivante parmi les miens.

Vivante et partie prenante d’unTout.

Et je respire, emplis mes poumons de tout l’oxygène que notre planète m’offre.

Et j’écoute. Les mélodies et les chants de ces charmeurs qui m’accompagnent depuis tant d’années. Mes petits piafs, mon rouge-gorge si téméraire, Monsieur mon merle, si ventru et protecteur. Qui, à chaque renouveau, s’égosillent et s’éparpillent dans leurs arbres, dans ce jardin sauvage que nous partageons depuis tant d’années maintenant.

Et qui me rappellent que la Vie, ma Vie est là.

Dans les bourgeons qui tendent leurs minuscules feuilles vers l’horizon.

Dans cette brise qui berce les papillons butineurs.

Dans chaque insecte qui, instinctivement, reprend ses activités printanières.

Le printemps revient toujours.

La Terre guide mes pas, source de vie et d’espérances.

Le printemps revient toujours.

Dans mon jardin, dans mon coeur et dans mon âme.

Et malgré les orages et les tempêtes qui grondent derrière mon front, je me surprends à sourire.

A ressentir de l’amour, et mon coeur à se gonfler de vie.

Alors je prends le temps de sentir. De communier. De me partager, me diluer dans l’immensité de la Grande Terre.

Je suis bénie.

Je suis vivante.

Je suis debout.

Je suis forte.

Le printemps est revenu.

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Concentré d’Amour

bougies

« J’ai 10 ans ! J’sais bien qu’c’est pas vrai, mais j’ai 10 ans »

Hélas, malgré les belles paroles d’Alain Souchon, elle va bien avoir 10 ans.

Ma Championne. Ma Mini-Bulldozer. Ma 100 000 Volts.

10 ans bientôt qu’elle a remplit ma vie de bruits et de rires, de cris et de bouderies, de coups d’éclats et d’émotion pure.

Lors de ma grossesse, je n’imaginais pas à quel point cette petite brunette allait changer ma vie.

Perle avait 20 mois à la naissance de Championne, et était une petite fille placide et souriante, toujours discrète et paisible.
Je m’attendais à donner naissance à la même, une petite blonde joufflue et zen.

Championne a été tout le contraire. Brune et fine, nerveuse et accaparante. Toujours à 100 %.

100 % d’amour, tout de suite, pour tous. Je me souviens encore de son corps si frêle, si fragile, férocement accroché à mon cou comme un bébé primate s’accroche à sa mère. De ses mains qui nous cherchaient en permanence, pour toujours garder notre contact. De notre relation fusionnelle ses six premières années de vie, où nos cœurs battaient à l’unisson, mon âme et mon souffle rien que pour elle.

100 % d’énergie. Tout le temps. Jamais de répit avec celle que j’ai vite surnommé ma Mini-Bulldozer, tellement elle renversait tout sur son passage. Pourtant, elle a commencé par bien cacher son jeu, en ne marchant qu’à 17 mois, en restant frêle et petite longtemps.
Mais dès sa 2ème année, j’ai su que cette petite brindille recelait des accus inépuisables, toujours à courir, jamais sommeil, dévorant ses repas comme l’ogre qu’elle n’est pas.
Énergie qui cesse d’un coup d’un seul, le soir, quand enfin ses batteries sont vides et qu’en une fraction de seconde, elle plonge dans le sommeil.

100 % d’émotion. Voir 200 % tellement elle déborde. Impossible pour elle de dissimuler son émotion. Quand elle pleure devant une scène de film poignante. Quand elle n’arrive pas à retenir des larmes de joie, en écoutant son Coach la féliciter. Quand elle est fâchée, et Ô comme elle se fâche fort et souvent ! Quand elle est vexée, dépitée et qu’elle envoie tout valser, d’un coup de poing rageur.

100 % de stress. Pour elle, quand elle est dépassée, perdue, paniquée. Alors, je la vois ronger, mordre, arracher ongles et peaux de ses doigts si malmenés déjà. Et je vois aussi les cheveux qu’elle mâchouille jusqu’à les abîmer irrémédiablement. Et je la vois se tordre de douleur quand la migraine la submerge.
Pour nous souvent, quand nulle parole ni aucun acte n’arrive à la canaliser. Qu’elle déborde. Que son insolence prend le pas sur son éducation.

100 % de fierté, pour nous sa famille. Qui l’avons vue évoluer vitesse grand V. A l’école, où notre Mini-Bulldozer devient une image d’Epinal. Au football, milieu dans lequel nous baignons depuis 2 ans maintenant et où notre toute petite fille a tout d’une grande. Dans le quotidien, où ses réflexions nous étonnent, nous surprennent et nous font fondre d’amour.

L’amour. Oui, c’est bien cette émotion qui me fait frissonner lorsque je la contemple endormie, épuisée par une journée de folie. C’est l’Amour qui me tire un sourire quand je l’entends parler, parler et encore parler, sans jamais s’arrêter. C’est cet élan de tendresse quand je la vois se faire maternante et maladroite devant ses petites cousines. C’est ce sentiment puissant et inaliénable qui me fait frémir quand je la vois, ma Crevette, ma ToutePetite devenir une si grande fille.

Mon Amour, ma Championne, ne change pas d’un iota, je t’en conjure ! Dans les cris et le bruit, dans les rires et les câlins, crampons aux pieds et sourire aux lèvres, poing levé et ego surdimensionné, reste la même. Celle que j’aime.

lou2014

L’Appel de la Nature

pommes

« Les produits laitiers sont nos amis pour la vie »

« Ne mange pas trop gras, ni trop sucré, ni trop salé »

Stoooooooop ! N’en jetez plus, la coupe est pleine !

Trop de diktats tue le diktat et j’ai pris conscience il y a quelques mois que toutes ces recommandations, cette pensée unique qu’il faut suivre à tout prix ne me convenaient plus.

Ce n’est pas ce que je souhaite pour mes enfants, pour moi, pour notre avenir.

Pourquoi nous sommes-nous tant éloignés de nos besoins « primaires », quelle nécessité avons-nous à consommer autant de produits manufacturés et créés de toutes pièces par l’Homme, alors que la nature nous offre tant, dans la simplicité et la diversité ?
Pourquoi maltraiter notre organisme en pensant prendre soin de notre santé ?

Aussi, depuis quelques temps, je m’essaie à retrouver le goût des choses simples, en modifiant mon alimentation, en tentant quelques changements, en tâtonnant un peu.
Mais déjà, les bénéfices sont présents, concrets, réels.

Pour être plus claire, j’ai décidé, suite à des échanges passionnés et passionnants, de suivre le style de vie Paléo.
Késako ? Pour faire bref, je tente de m’approcher au plus près du mode de vie de nos ancètres chasseurs-cueilleurs de la période paléolithique.

Je ne vais pas détailler aujourd’hui, j’y reviendrais certainement dans d’autres billets. Aussi, pour plus d’infos, n’hésitez pas à visiter les liens à la fin de cet article.

Bon ok, voilà un p'tit indice visuel !

Bon ok, voilà un p’tit indice visuel !

Mais d’ores et déjà, je peux dire à quel point je me sens bien, légère, dynamique et en accord avec Mère Nature.

J’ai perdu du poids, bonus non négligeable. Mais avant tout, je découvre un bien-être physique impressionnant : finies les douleurs liées à mon arthrose. Terminé le coup de barre post-prandial.

Et surtout, je suis heureuse, plus qu’heureuse de pouvoir me nourrir sainement, sans dépendre des lobbys industriels et alimentaires. Me ressourcer, me reconnecter à mon Moi primaire.
Me nourrir simplement, de ce que la Nature nous offre depuis des millénaires. M’apercevoir que le sucre, le gluten et autres produits manufacturés ne sont que poisons et que mon organisme me remercie de l’en épargner.

Je me sens bien, tout simplement. Je me sens enfin MOI.

Pour l’instant, ma Tribu continue de se nourrir comme avant. Car je n’oblige personne bien sur. C’est mon choix, mon besoin. Mais j’ai à cœur de continuer à amener dans ma Hutte des aliments simples et savoureux, de leur montrer, jour après jour, le plaisir de consommer respectueusement, dans la simplicité et la transparence. Et leur conscience s’éveille, doucement, mais sûrement.

(Ce blog est dédié aux péripéties de ma Tribu, aussi je n’en ferai pas un journal de bord de mon nouveau style de vie. Mais si cela vous intéresse, n’hésitez pas à me demander, je me ferai un plaisir de vous en raconter davantage dans un nouvel article !)

Pour en savoir plus, c’est par ! Et ici !

Réveil.

jeune_arbreC’est le Printemps ! Enfin, nous quittons le solstice d’Hiver, cette période de latence et d’hibernation qui me lamine le corps et l’âme.

Enfin, je sais que petit à petit, le froid va s’éloigner, le soleil se faire plus présent et plus chaud et que la dépression va lentement laisser la place à l’énergie.

Depuis toujours, toutes les fibres de mon être réagissent fortement aux cycles de la nature et j’ai constaté, au fil des ans, à quel point je réagis au climat.

Chaque hiver, de novembre à mars, mon esprit se met en veille, en gris. Je me replie, je m’isole, je me traîne. Physiquement, je fais comme l’ours bougon qui s’empâte et comate. La moindre activité me demande une énergie que je n’ai plus, le moindre souci prend des ampleurs dramatiques.

Mais chaque année je me réveille. Dès les premiers signes du renouveau, mon âme se régénère. L’énergie revient, l’envie aussi.

Et aujourd’hui, enfin, j’ai rouvert la porte au bonheur. C’est écrit, noir sur blanc, sur tous les calendriers. Même si l’hiver n’est pas tout à fait terminé, laissant encore quelques signes de sa froidure, je sais que le meilleur est à venir. Les heures passées à flâner dehors, le chant ravissant des mésanges du jardin, les premières sorties de Madame Hérisson. Les balades le long du Rhône et ses berges fleurissantes, les premières bronzettes sur ma terrasse, les premiers picnic en famille.

Et autant hier, je me lamentais du retour de Mme la Poisse dans ma Hutte, autant aujourd’hui, les mêmes galères me semblent surmontables. Je sais que cela va aller. Nous allons nous en relever.

Mille projets fourmillent déjà dans mon esprit. Mon corps frémit et me supplie de le faire vivre.

Je suis une fille du Printemps. Née en ce beau mois de Mars, même la perspective de souffler mes 37 bougies bientôt n’arrivera pas à me plomber le moral.

Je suis une fille du Printemps. Je me suis réveillée.

Et moi, et moi, et moi…

(Article initialement publié le 22/11/2012)

Quand mes journées démarrent à 6h30 et ne se terminent plus….

Quand, entre deux vaisselles, un cycle de machine à laver, un coup d’aspi et un gratin, je ne sais plus quel jour, dans quelle ére on est…

Quand ma garde-robe prend la poussière tellement je n’ai plus le temps de me préparer le matin (oui donc je vis nue ! Ca va plus vite à ne pas enfiler au réveil).

Quand mes cheveux restent H24 entortillés en une sorte de chignon bas de gamme…

Quand mes ongles cassent, quand ma pilosité ressemble à celle du Yéti..

BREF. Je n’ai plus le TEMPS…

La routine, la cavalcade sans fin de mes semaines m’usent et me brisent. Je ne prends plus de temps pour me maquiller, me coiffer, choisir tranquillement une tenue le matin. Je ne prends plus le temps de passer une heure dans la salle de bain à me tartiner de crème – hydratante, anti-rides, de nuit etc…

Je m’oublie chaque jour un peu plus. Je voudrais, alors que ma vie professionnelle s’éveille, ressembler à une femme et non plus seulement à une mère.

Mais.

Si, comme me l’a appris une certaine coach, je remplaçais le mot TEMPS par ENERGIE.

C’est ça. Je n’ai pas l’énergie de m’occuper de moi, toute tournée vers ma Tribu, l’entretien de la Hutte, le boulot et le quotidien.

Et ça m’exaspère. Je m’irrite moi-même. Je me donnerais des coups, tiens…

Quand je préfère m’abrutir devant mon ordi, plutôt que d’aller « shopper » en vue d’une nouvelle garde-robe. Quand je n’oublie jamais rien concernant la vie de la Tribu, mais que je ne me rappelle plus en quelle année je suis allée pour la dernière fois chez le coiffeur.

Il va falloir que je me secoue, me prenne en main. Que l’envie prenne le pas sur la lassitude.
Je voudrais tant que mon enveloppe corporelle corresponde à mon ressenti.

Etre Femme, être moi…

Hum, y a du boulot…