IEF, nous revoilà !

Le couperet est tombé. Perle ne sera pas scolarisée en établissement cette année. En effet, les troubles engendrés par sa phobie scolaire sont trop importants et ont trop mis à mal l’équipe éducative qui l’avait prise en charge l’an passé. Je profite d’ailleurs de ce billet pour les remercier mille fois de leur investissement, de leur bienveillance et de leur soutien de tous les instants.

Nous reprenons donc l’IEF (Instruction En Famille) pour cette dernière année de scolarité obligatoire. Perle a 15 ans passés, elle devrait « normalement » suivre le programme de 3ème.

Pour rappel, j’ai assuré la scolarité de Perle pour son CP, sa 6ème et sa 5ème.

Seulement aujourd’hui, je ne vais pas enseigner à une petite fille, mais une jeune adolescente en passe d’intégrer le monde du travail.

Il me faut donc revoir ma façon de lui enseigner, mettre à jour mes connaissances, mes ressources, fouiner, chercher, bricoler, créer, bref mettre en place un nouveau programme d’apprentissage collant aux vœux de ma fille.

Comme je l’ai déjà évoqué, Perle souhaite évoluer vers un emploi agricole, si possible en chèvrerie et/ou ferme pédagogique.

Dans l’idéal elle désirait étudier jusqu’à l’obtention d’un CAP.

C’est donc ce que nous allons étudier les prochains mois. En me basant sur le référentiel CAP Agricole, ainsi que sur le référentiel du socle commun, je vais l’accompagner dans sa démarche.

Alors on laisse tomber les fastidieux cours d’Histoire-Géo, les maths abstraites, ou bien encore la physique, pour nous concentrer sur des apprentissages concrets et directement liés à la vie active : comprendre et maîtriser un budget (familial et pro), maîtriser les bases de la comptabilité, savoir décrypter des documents de la vie quotidienne (factures, relevés, moyens de paiement, bons de commande, fournisseurs etc).

Une partie importante du programme sera bien sûr consacrée à la culture générale, mais sans formalités. Au gré de nos travaux, Perle révisera et consolidera ses acquis en géopolitique, en économie, en éducation civique, en notions essentielles de maths (pourcentages, statistiques, maîtrise des 4 opérations …)

Et bien sûr, tout  sera prétexte à la production d’écrit, à l’analyse et l’interprétation de documents divers, à l’utilisation des outils numériques etc….

De plus, Perle a décidé la semaine dernière d’apprendre les bases de la langue japonaise. Cette activité nous permettra de découvrir une nouvelle culture, nous intéresser aux traditions nippones, à leur gastronomie ainsi qu’à tant d’autres choses !

Défi supplémentaire, pour cette année, le papa de Perle va lui aussi participer à son instruction. Il faut donc que j’établisse un programme clair, avec un système de suivi qui me permette de partir travailler sans stresser (bon, ça faut pas rêver hein, c’est dans ma nature !). Monsieur Mon Mari n’étant pas très au fait de l’actualité scolaire, je vais devoir d’abord lui partager mes trucs et astuces pédagogiques avant de lui présenter la masse d’informations qu’il devra proposer à notre fille.

Si cela intéresse certains d’entre vous, je publierai régulièrement nos avancées, nos doutes, nos difficultés et nos joies dans cette aventure qui débute maintenant !

D’ailleurs, une des grosses difficultés de Perle est la mémorisation des tables de multiplication. Et l’utilisation de la calculatrice à l’école n’a en rien aidé.

Aussi première astuce mise en place aujourd’hui : le jeu de l’oie des multiplications. Je l’ai trouvé sur le blog d’Aliaslili, au gré de mes recherches internet. Merci à elle !

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Au-delà des enseignements théoriques, nous allons surtout nous attacher à découvrir l’univers professionnel, en multipliant les visites d’exploitations agricoles, en gardant un lien fort avec les anciens maîtres de stage de Perle, avec lesquels nous avons lié une sincère amitié.

De plus, il nous faut trouver les autorisations pour que Perle puisse effectuer des stages, car rien de tel pour découvrir un métier que d’aller y mettre les mains !

Perle continue cette année la pratique du Football, elle est désormais en catégorie U18, et attaque dès la semaine prochaine les matches de Championnat de l’Isère.

Comme dirait l’autre, y a plus qu’à !

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Raconte-nous une histoire !

enfantlitIl a attrapé le virus !

Il en présente tous les symptômes, il en a tous les signes cliniques : yeux qui bougent, lèvres qui tremblent, voix qui s’échappe parfois, une phrase plus haute qu’un murmure, tout le temps, partout.

Mon fils est atteint.

Il a le virus de la lecture !

Et pourtant c’était pas gagné : à l’âge des premières histoires, il préférait largement courir, grimper, sauter, escalader, tomber, s’ouvrir l’arcade, glisser, bis répetita … qu’écouter maman raconter comment Tchoupi, ce petit malin, joue à sauter dans les flaques !
Mais voilà, sans rien laisser voir, il engrangeait consciencieusement les apprentissages nécessaires à la lecture, depuis certainement bien longtemps.
Et voilà-t-y pas qu’au premier jour de son CP, mon ToutPetit, mon Fiston me dit, royalement : « Maman, je sais lire ! »

Et d’ouvrir son manuel (déjà, à cet instant, imaginez mon émotion : mon Bébé a un livre de lecture!!) et de lire tranquillement la première page.
Mouais. Il en faut plus pour m’impressionner, Fiston. Je connais les pratiques de ton instit’, le côtoyant depuis bientôt 7 ans. Il vous fait lire et relire la page jusqu’à la connaître par cœur !

Donc je ruse. Je tourne la page. Vas-y, petit gars, lis ça pour voir….

Bah j’ai vu. Fiston sait lire, ok.

Il a donc lu en quelques jours tout son manuel d’école, puis a enchaîné avec toute sa bibliothèque.

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En premier, ses préférés, ceux de Simon, chouchou incontesté de la maison. Ceux-ci, par exemple :

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Puis il a commencé la collection reçue de l’Ecole des Loisirs (on s’abonne par l’école, on a un tarif préférentiel).

Des exemples :

crocodile hautlespattes la-chasse-c3a0-lours lechatrouge sann

A l’heure actuelle, il a déjà lu son 2ème manuel de lecture :

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et commence à s’intéresser à des livres plus complexes, plus longs, voire trop longs comme ceux-ci !

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(il ne l’a d’ailleurs pas terminé, l’a abandonné au profit d’une BD)

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Et chez vous, le virus de la lecture fait-il rage ?
Partagez vos lectures du moment, celles de vos petits !!

Une histoire de rythmes.

Chacun sa partition, chacun son rythme....

Chacun sa partition, chacun son rythme….

J’ai beau me répéter qu’il ne faut pas, que cela ne sert à rien, à part à m’inquiéter inutilement, je ne peux m’en empêcher.

 

Vendredi, lorsque les enfants sont rentrés de leur dernier jour d’école, les bras chargés de cahiers, de classeurs et de centaines de dessins à admirer, je n’ai pas pu m’en empêcher.

La première chose que j’ai fait est d’éplucher le carnet de progression de Fiston.

Et de frémir devant chaque rond orange. Ne pas voir les multiples points verts, passer outre la belle appréciation de l’institutrice. Ne buter que sur ces points « négatifs ».

Et comparer.

L’évolution de ses sœurs au même âge.

Le vocabulaire et l’excellente diction de sa petite cousine de 3 ans à peine.

Ses camarades de classe, plus avancés en graphisme.

Et entendre Deuz se plaindre de ne pas le comprendre lorsqu’il parle.
Et me désespérer, chaque soir, de lui enfiler une couche.

Comparer. Je le fais machinalement. Alors que je sais bien que chaque enfant évolue à son rythme. Que ce vocabulaire balbutiant, cette mauvaise prononciation et ces hésitations en graphisme ne présagent en rien de son avenir.

Comparer l’incomparable.

Avec une aînée précoce, vive et appliquée, qui à 3 ans à peine, remplissait des pages de récits inventés.

Avec une Deuz plus tranquille, mais tellement impliquée, soigneuse et avide d’apprendre.

Même avec Perle, avant le début de ses soucis de phobie, qui évoluait tranquillement, mais tellement pipelette.

Ou avec ma Championne, ma bulldozer, si pressée d’apprendre, qu’elle a pleuré toutes les larmes de son corps, en sortant de sa première journée au CP, tellement déçue de ne pas savoir lire au bout de 6h en primaire.

Le comparer, alors qu’il est unique. M’inquiéter, alors qu’il est si vif et enjoué.
Hésiter. A aller voir l’institutrice, qui pourtant ne s’inquiète pas, elle.

Alors, oui, il progresse doucement. Trop doucement pour moi.
Il n’articule rien, n’aime pas « lire », pas trop écrire les quelques lettres qu’il connaît.

Alors non, il ne veut pas lâcher ses couches. Il ne les quittera jamais, d’ailleurs, il me le soutient.
Alors non, il ne veut pas toujours dormir seul, et se glisse dans mes draps régulièrement, pour un câlin tout doux.

Alors non, il ne sait pas trop, ne veut pas trop, se débrouiller par lui-même, tellement habitué, conditionné, à ce qu’une de ses petites mamans se précipite pour faire à sa place.

Comparer. L’observer. L’espionner. Le secouer, parfois, quand ses attitudes me heurtent.

Mais savoir. Qu’il va bien. Que tout « roule » pour lui. Oh oui ça roule, entre camions de pompiers et voitures de police.
Qu’il progresse quand même. Sans le montrer. Parce qu’il est brouillon et agité. Qu’il n’aime rien de moins que construire une cité géante dans mon salon, avec ses Kapla et ses playmo, et tout laisser en plan cinq minutes plus tard.
Parce qu’il est tonique et inépuisable. Qu’il préfère sauter une heure dans le trampoline ou taper dans le ballon avec Championne qu’écouter une histoire ou s’habiller seul.

Comparer. Les comparer. Mes incomparables.

J’ai pas fini de m’inquiéter, moi….

Grandir n’est pas toujours un jeu d’enfant (ressources et liens utiles)

Etre parent d’adolescent me paraissait simple et évident. Je pensais que mon vécu, mes expériences et ma bienveillance seraient suffisants. Que l’amour immense et inaliénable que j’éprouvais panserait leurs blessures, apaiserait leurs fièvres.
Mais tout cela n’a pas suffi.

Et il me faut apprendre, tâtonner  chercher, essayer encore et toujours. Pour mieux les comprendre, mieux les accompagner, les guider.

Prems connait des moments difficiles depuis quelques mois, elle se perd dans des ses désirs et butte face aux attente d’une société trop conformiste, trop rigide.
Deuz, depuis toujours, exprime un mal-être, une souffrance que l’entrée dans l’adolescence transforme en rébellion, en violence et agression.

Je suis démunie, inapte à apaiser leurs souffrance. Alors j’ai appelé à l’aide, chercher sur quel support, vers quelle structure m’appuyer.
J’ai trouvé des lectures, pour tenter de percer le mystère de l’adolescence, et j’ai surtout trouvé un lieu bienveillant où déverser mes doutes et mes peurs. Un espace de paroles, pour nos enfants d’abord, pour nous parents ensuite.

Vous trouverez ci-dessous une liste de quelques livres et les coordonnées de la Maison des Adolescents de l’Isère, qui nous a offert à ma fille et moi, un temps bienveillant, attentif et respectueux.

ADOS EXPLIQUES A LEURS PARENTS (LES)

« Les Ados expliqués à leurs parents » par Marie-Rose MORO aux éditions Bayard.
Réunis en grands thémes (les secrets, les apparences, les conduites à risque,…) cet ouvrage regroupe des centaines de questions que se posent les parents au sujet de leurs adolescents (Que faites-vous exactement sur MSN ? Pourquoi ne peut-on plus entrer dans votre chambre ? Pourquoi semblez-vous perdus sans vos amis ? etc.). À chaque question correspondent plusieurs réponses d’ados, qui permettent aux adultes de mieux comprendre leur univers et leur état d’esprit. À la suite de ces réponses, Marie-Rose Moro livre son décryptage, en s’appuyant sur son expérience et son analyse personnelle de la situation des adolescents aujourd’hui. Son discours, rassurant, éclairant, sera utile aux adultes et les aidera à mieux se situer par rapport à leurs adolescents.

« Paroles pour adolescents, ou le complexe du homard » par Françoise et Catherine DOLTO, aux éditions Folio Junior.
Un adolescent, disait Françoise Dolto, c’est un homard pendant la mue : sans carapace, obligé d’en fabriquer une autre, et en attendant confronté à tous les dangers. Découverte de soi, sexualité, révolte, tentations de la violence, de la drogue ou de la dépression : à tous ces défis, Françoise et Catherine Dolto essayent de répondre. Elles s’adressent aux adolescents, mais aussi à leurs parents et aux éducateurs. Parler directement aux adolescents au lieu de parler d’eux : telle aura été la dernière audace de la grande psychanalyste, auteur de Lorsque l’enfant paraît et de La Cause des enfants.
Ce livre veut fêter la force de vie des adolescents, leur capacité à inventer l’avenir car, pensent F. Dolto et C. Dolto, la société changera sous la pression des jeunes.

Logo Maison des Adolescents Isère

Un lieu d’écoute et d’accompagnement

Tu as entre 12 et 21 ans ; tu te poses des questions et tu ne sais pas à qui en parler. Tu n’as plus envie d’aller en cours ou de poursuivre tes activités. Plus rien ne t’intéresse et tu ne sais pas comment le dire et personne ne te comprend. Tu es triste ou inquiet parce que quelqu’un dans ton entourage va mal ou est parti et tu ne sais pas avec qui en parler…Des professionnels sont là pour te recevoir en toute confidentialité et pour t’aider à trouver des réponses à tes questions. 

Un espace « accueil » : des éducateurs, des assistantes sociales, des conseillères de centre de planification, des psychologues.
Un espace « santé » : des consultations médicales, des entretiens infirmiers, des ateliers thérapeutiques.

(prochainement, un article-ressources sur le quotidien et surtout le sommeil des tout-petits)