Naturellement.

Il y a quelques jours, confortablement blottie sur mon canapé, j’ai visionné – enfin – le film « Entre leurs mains ». Je l’attendais avec tant d’impatience. J’ai même participé, à ma moindre mesure, grâce au crowdfunding*, à son élaboration.

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Car s’il y a un projet dont j’ai suivi l’actualité cette année c’est bien celui-ci.

Parce qu’accoucher de manière physiologique est un droit, que les mères seules savent, ressentent et expriment la bonne façon de faire.

Parce que les sages-femmes se battent envers et contre tous pour défendre ce droit, pour un accouchement librement décidé et vécu dans le respect total de l’humain.

Qu’il soit à la maison, accompagné d’une sage-femme, en plateau technique ou en maternité de niveau 3, au choix des parents, il doit être respectueux de la physiologie de la mère et de l’enfant.

J’ai accouché 5 fois, à chaque fois en maternité ou hôpital. Par ignorance les premières fois, c’était comme ça, on accouche à l’hôpital, en position « poulet de Bresse », perfusée, monitorée, périduralisée, et « coachée » par le personnel présent : « Allez Madame, on pousse, allez on se fâche maintenant !! ». S’en sont suivies épisio, déchirures et autres joyeusetés. Mais c’était normal, on fait comme ça, dans notre société civilisée, on oublie que la grossesse et l’accouchement sont aux origines de l’humanité, on ferme bien sa bouche et on obéit.

Alors, non, je n’accuse pas. J’ai vécu des accouchements relativement faciles et rapides (que je raconte ici). Seulement, si j’avais su…

Car plus tard, en grandissant, j’ai appris que non, cette façon ultra-médicalisée n’était pas la norme en matière d’accouchement. Qu’en fait, je sais très bien, en tant que femme lambda, mettre au monde mes enfants naturellement sans intervention outre mesure d’un obstétricien imbu, d’une sage-femme débordée, d’un anesthésiste énervé, ou d’un personnel hospitalier complètement harassé.

Je l’ai vécu pour Perle, lors de mon 3ème accouchement. Une naissance ultra-rapide, grâce à un travail tranquillement vécu à la maison. Une naissance sans artifice, en 5 minutes, à ma façon.

J’ai pu, un peu, touché du bout du périnée, un accouchement physiologique pour ma quatrième fille. Grâce à une équipe formidable, qui a accompagné sa naissance, sans trop intervenir. En me respectant, en écoutant mes choix.

Et, pour mon dernier, il y a bientôt 5 ans, j’ai souhaité accoucher chez moi, dans mon cocon  dans ma bulle, entourée de mes proches. Seulement, le papa n’était pas du tout pour ce choix, terrifié à l’idée qu’il m’arrive quelque chose.

Ce n’est pas grave. Enfin pas trop. Enfin, tant pis quoi…

Et depuis 5 ans, j’ai lu, entendu, rencontré des femmes ayant vécu leur accouchement à domicile, ou en plateau technique, ou en salle de naissance dite « nature ».

J’ai lu le récit de naissances respectueuses, physiologiques (oui, une femme accouche plus facilement accroupie, que sanglée sur le dos, par exemple). J’ai reniflé d’émotions, pleuré de regret, jalousé et félicité ces femmes.

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J’ai appris le combat de ces sages-femmes, qui se battent pour un respect de la physiologie lors des accouchements. Un combat contre les assureurs, un combat contre le milieu hospitalier, contre nos dirigeants.

Je n’étais pas assez informée lors de mes grossesses pour faire un choix éclairé et correspondant à mes réelles attentes. Mais si je peux, par cet article, faire réfléchir une ou plusieurs femmes, en projet d’enfant, enceinte. Si je peux atteindre, par mon émotion, des parents, des médecins, des sages-femmes.

Si enfin, on se posait, on discutait ensemble. Pour instaurer, en France, dans nos hôpitaux et maternités à la pointe de la technologie, un réel accompagnement humain et physiologique et non une prise en charge arbitraire, infantilisante et réductrice.

Je vous conseille vivement de visionner le documentaire « Entre leurs mains » :

Bande annonce :

Prochaines diffusions (Version courte – chaîne Public Sénat) :
31 décembre à 18h30
2 janvier à 22h30
4 janvier à 14h15
5 janvier à 11h20

Pour en savoir plus, rendez-vous sur leur site, qui fourmille de liens et de sources utiles.

Allez surfer, également, sur le site des Déchaînées, bien écrit, bien documenté.

*La finance participative (ou crowdfunding) est une expression décrivant tous les outils et méthodes de transactions financières qui fait appel à un grand nombre de personnes pour financer un projet.
Ce mode de financement se fait sans l’aide des acteurs traditionnels du financement, il est dit désintermédié. L’émergence des plateformes de finance participative a été permise grâce à internet et les réseaux sociaux.
La finance participative comprend différents secteurs tels que le prêt entre particuliers, le crowdfunding (collecte de dons), l’investissement en capital (« equity crowdfunding »)…

Solidarité.

Je relaie ici, l’appel à la solidarité lancé par Dark Maman.

Un appel pour une jeune femme, Liana, emprisonnée à tort en République Dominicaine, suite à la découverte de substances illicites dans les bagages de son bébé de 15 mois. Sa famille se bat, jour après jour, pour que Liana bénéficie d’un procès équitable, juste.

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Une association a été créée :

Association Liana

lieu dit Fils

42380 LURIECQ

soutenir.liana@gmail.fr

Vous pouvez lire l’appel de Dark Maman ici, avec de plus amples détails sur cette injustice.

Vous trouverez ici le groupe de Vente solidaire créé sur Facebook pour aidez Liana et ses proches.

Je compte sur vous pour partager cet appel !

MERCI !

Clichés.

Souvenirs (pas) volés, moments complices et instants de délices.

Des étoiles dans leur yeux....

Des étoiles dans leur yeux….

Une table de fête.

Une table de fête.

Complicité

Complicité

Gourmandises by Deuz.

Gourmandises by Deuz.

Et voilà, Noël est terminé et pour notre Tribu, le temps des festivités est achevé (boulot oblige, nous ne festoierons pas le 31 décembre). Je garderai bien au chaud dans mon coeur leurs rires, leurs sourires, leurs cris de joie aussi. Je vais oublier leur excitation ingérable, le trop-plein indécent de bouffe, les nuits trop courtes et les engueulades. Je vais me repaître de ces bonheurs simples, instant figés dans un dossier photo, et mesurer ma chance.

Parce que ces clichés sont « cliché ». Oui vous avez vu et verrez certainement des centaines de photos de ce genre, étalage de bonheur, dégoulinant de bons sentiments, foie gras et papillotes.

Parce que pour moi, ces clichés ne sont pas « cliché’, pas triché.  C’est de l’amour à l’état pur, de la bonne santé qui pète le ventre, de la chaleur et de l’humanité. J’ai une chance folle je sais, de pouvoir vous abreuver de ces banalités. Et je ne l’oublie pas.

Un matin comme les autres.

Tv27C’est avec appréhension que les cinq journalistes franchissent la porte d’entrée de cette maison. Les rumeurs les plus folles courraient sur cette Tribu depuis longtemps. Certains racontaient qu’une horde de macaques y faisaient régner l’anarchie et la violence. D’autres persistaient à penser que ce qui vivait là-dedans n’était pas humain. D’autres encore soutenaient que personne ne ressortait vivant de cet enfer !!C’est ainsi terrifiée par les racontars que l’équipe de tournage se préparait à suivre, en cette journée du Réveillon de Noël, le réveil de la Tribu. Brrrrr…..

A peine la porte entr’ouverte que déjà les tympans des journalistes explosèrent, submergés par le rire d’un enfant. Un ingénieur-son s’effondre. Première victime.
La caméro zoome vers le coin salon, où nous découvrons deux petits, bondissant sur un canapé déjà bien saccagé, qui manipulent en criant des manettes de jeu. Il n’est pourtant que 7h54. Où sont donc les parents ?

Tout en esquivant les mouvements désordonnés des 2 enfants, l’équipe de choc tente de se faufiler un chemin vers le reste de la maison. Attention ! Quelque chose attaque l’un des preneurs de son, s’agrippe à son pied et se faufile dans son jean ! Aaargh !! Serait-ce un alien ? Un macaque ?? Non, c’est pire, c’est…c’est…un chaton ! Même deux chatons qui prennent d’assaut les bras des assistants, en quête de câlins.
C’en est trop pur le preneur de son qui fuit hors de cette demeure, la bave aux lèvres et les yeux révulsés. Deuxième victime.

L’équipe, ou ce qu’il en reste, tente de reprendre ses esprits et se concentre sur sa mission, son devoir, d’enfin découvrir ce qu’il se cache au fond de ce couloir sombre…

9h – L’équipe atteint enfin, après avoir déjoué quantité de pièges (toupies échouées au sol, chaussettes dépareillées trainant vicieusement dans les coins), une nouvelle pièce : la porte s’ouvre doucement, certainement poussée par la main tremblante du caméraman. Il y fait sombre, dans cette pièce, très sombre. Et immédiatement, une odeur âcre et insoutenable prend à la gorge les intervenants. Cette odeur, ces miasmes, ces relents !!! C’est l’odeur d’un….adolescent !! Yeurk, l’équipe fait demi-tour illico, sans chercher à percer plus les secrets de l’évolution d’un ado, et se réfugie au fond du couloir. L’assistant lumière a disparu ! A-t’il été aspiré dans les tréfonds du repaire de l’ado ? Personne ne le saura jamais. Troisième victime.

11h – L’équipe, enfin le peu qu’il en reste, entend un grognement, une respiration haletante, là, juste derrière la dernière porte. Rassemblant leurs esprits, les professionnels du reportage en zone à risque, ceux-là même qui ont affronté la guerre civile au Blakhastanitan, se prennent par la main, qu’ils ont moite et tremblante, et poussent du bout du pied cette dernière porte.
Et là, dans la pénombre, ils distinguent vaguement quelque chose. Un lit, énorme. Une montagne de coussins, de couettes et de draps mélangés laissent deviner une silhouette. A sa taille, son volume, et les indices que l’équipe découvre dans la pièce (papier cadeau hâtivement caché sous le lit, cachets d’aspirine en tas sur la table de nuit, bolduc encore froissé dans sa main), nous comprenons que nous sommes face à la Mère. La Matrice. Celle qui a créé cette meute sauvage et puante.
La Matrice bouge, renifle, se râcle la gorge…et hurle : « C’est quoi ce bordel !!!!! J’vous préviens, si vous vous calmez pas un peu, j’vais me lever hein !!!! »

Cet hurlement finit d’achever l’équilibre nerveux de l’assistant-son qui détale vers la sortie sans demander son reste. Quatrième victime.

Le cameraman, resté seul, se fige, blotti dans un coin de la chambre parentale, tentant désespérément de ne pas se faire remarquer. Mais c’est sans compter sur les sens hyper-développés de la Matrice, celle qui entend tout ! L’oreille de la marâtre frémit, sa narine aussi d’ailleurs, et, tout en se grattant furieusement la crinière, l’horrible femme se retourne, fixe de son œil torve le pauvre cameraman qui, malgré son expérience que prouvent les nombreuses cicatrices émaillant son corps, abandonne tout courage, se laisse glisser au sol, telle une poupée qui se dégonfle, lâchant sa caméra qui se brise…..Cinquième et dernière victime…

Et sinon, un petit café pour bien démarrer cette journée du Réveillon ?